AccueilAfriquePerte hégémonique française en Afrique francophone : ruine de l'Empire colonial

Perte hégémonique française en Afrique francophone : ruine de l’Empire colonial

La France qui, depuis le 26 juin 2026, date à laquelle a été acté le gel des relations diplomatiques avec son ancienne colonie, s’est vue prier de foutre le camp du Burkina Faso par les autorités burkinabè qui ne supportaient plus sa malice et sa duplicité sournoises.
L’acte posé courageusement par Ouagadougou, qui risque de faire des émules, sonne comme le détonateur de la fin d’un règne sur fond de perfidie.


Imaginons un scénario catastrophe qui, s’il venait à se produire, serait la perte de la France qui tire une grande partie de ses ressources minières des pays du Sahel et de ceux d’Afrique centrale sous sa captivité.
Imaginons tous les pays francophones tourner le dos à la France, quel serait le désastre ? On pourrait s’attendre à une paralysie totale de l’industrie française dont la matière d’œuvre est importée des anciennes colonies africaines, son grenier minier.


Dans les pays du Sahel par exemple, si la tendance de rupture diplomatique avec Paris se poursuit et contamine, comme une traînée de poudre, le reste de l’Afrique francophone, le pire est à craindre. Toute la France va sombrer. Aucun secteur n’échappera à la crise multiforme qui affectera tous les secteurs de la vie sociale.
Avec cette rupture des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Paris, ce sont des parts de marchés et un levier géopolitique qui sont en jeu.


Imaginons que le Niger, où Paris importe l’essentiel de son uranium, emboîte le pas. On doit s’attendre à une catastrophe énergétique qui serait à redouter.
La France importe du Niger 90 000 tonnes d’uranium sur 10 ans.
Pendant que les deux partenaires liés par l’histoire ont scellé l’acte de divorce, ce sont les nouveaux partenaires du Burkina Faso que sont la Russie et la Chine qui se frottent les mains,


au nom de la maxime « les malheurs des uns font le bonheur des autres ».
Si Paris ne revoit pas la copie de sa politique africaine, il est fort à craindre que tout s’emballe et débouche sur une rupture diplomatique totale avec ses anciennes colonies, avec effets collatéraux immédiats.
Tant que les Français vont continuer à placer des histrions tels que Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, sans oublier d’autres têtes de nœuds ayant dirigé la France, Paris court à sa perte.
Ce que l’Élysée refuse d’intégrer dans sa philosophie diplomatique géostratégique, c’est l’émancipation des Africains qui ne peuvent plus s’accommoder des pratiques colonialistes savamment recyclées afin de continuer à maintenir le continent africain en captivité.

Gustave Irapula

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