Ils étaient nombreux, les ressortissants de la communauté Massangu et ceux issus d’autres ethnies du Gabon à converger vers l’ esplanade de Gabon première ayant servi de cadre à ce grand événement d’ une très grande porté culturelle expliquant sans doute le rush auquel on a assisté deux jours durant: samedi 8 et dimanche 9 août 2026.
À l’ affiche de cette rencontre culturelle on comptait une série de conférences sur la culture des Massangu que l’ on retrouve en majorité dans deux provinces du Gabon. Les provinces de la Ngounié et de l’ Ogooué-Lolo qui constituent le bassin de ce peuple du Sud aux traditions millénaires héritées des ancêtres.

Dans le hall de Gabon première, les panellistes, gardiens du Temple, tour à tour, avec une connaissance des cultures ancestrales, ont abordé plusieurs thèmatiques avec une maîtrise qui aura séduit les participants qui en sont sortis édifiés.
L’ esplanade a servi de cadre à une myriade d’offres culturelles allant du roman et de la galerie de portraits de dignitaires Massangu dont le plus emblématique ayant marqué la communauté par des actes posés, Paul Moukambi, ancien Ministre gabonais des Finances, un digne fils ressortissant de Iboudji. De l’ art culinaire dont une grande variété de mets très appréciés, des boissons traditionnelles, des produits non ligneux tels le chocolat indigène, les matériaux servant à la vannerie, les asperges, sans surtout oublier le miel en provenance d’Idoudji qui habrite un Mont éponyme culminant à 972 mètres d’ altitude dans le massif du Chaillu; une merveille visuelle que l’ on décrit comme » un musée à ciel ouvert ».
Les différents stands, outre le côté festif, présentaient également des objets sacrés en fer forgé, le cas de la flûte traditionnelle( appelée en langue le pungui) et la cloche, les grelots issus de la forgerie traditionnelle utilisés lors des rites initiatiques tels que le mwiri, le bwiti et le nyembet. Les deux derniers rites d’ ailleurs, fortement représentés lors des manifestations culturelles des cultures Massangu précédés de la sortie d’un masque au costume fait à base de rafia et de plumes d’ oiseaux emblématiques, une espèce intégralement protégée.
Lors de la boucle, en beauté, les participants avaient droit à un concert offert par des artistes de la communauté Massangu qui ont présenté un répertoire riche avec des titres bien connus des mélomanes gabonais toute ethnie confondue.
Cette première édition sous le patronage du Ministre d’ Etat Carmelia Ntoutoum Leclerc et du Ministre Mark Alexandre Doumba, c’est un coup de maître qui gagnerait à être rééditée l’année prochaine afin qu’elle soit capitalisée par la jeunesse massango acculturée.
Seul hic à déplorer, le fait de n’avoir pas associé à cette rencontre culturelle d’ autres ethnies du Gabon avec lesquelles les Massangu ont des rites traditionnels en partage. Les pove, apidji, okandet, mitsogho et les peuples autochtones pygmées. Tout en espérant que la prochaine édition saura corriger ces manquements.
Ghoze Lucifera






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