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RDC : le citoyen Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo réussira-t-il à intégrer la ligue des dictateurs durables africains ?

Pendant que la République démocratique du Congo fait face à l’épidémie d’Ebola qui fait des ravages à l’Est et à l’Ouest du pays et expose toute la région aux risques de contagion massive, que les incursions du mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda, entraînent des pertes en vies humaines et des millions de déplacés dans le Nord-Kivu, le président Félix Tshisekedi joue une autre carte : celle de sa fossilisation à la tête du Congo. Le reste, l’homme s’en moque, car cela ne figure pas au sommet de son calendrier des urgences.

La marche pacifique organisée le vendredi 17 juillet 2026 dans la capitale congolaise, Kinshasa, par l’opposition — qui, ces dernières semaines, ferraille dur pour que le président Félix Tshisekedi ne mène pas à terme son projet délirant de modification de la Constitution, laquelle lui permettrait, s’il y parvient, de briguer un troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) — a failli tourner au drame national sans que cela interpelle la conscience présidentielle. Elle est un bel indicateur des priorités de son agenda.

Cette marche a failli tourner à l’affrontement sanglant opposant les partisans de l’opposition aux « forces du progrès », une milice proche du pouvoir. Il a fallu que les manifestants opèrent un retrait stratégique pour éviter ce qui pouvait déboucher sur un bain de sang.

Les manifestants, selon les témoignages recueillis sur place, ont été attaqués par les forces du progrès, armées de machettes et de gourdins. L’opposant Martin Fayulu a été blessé à la tête. Tout cela sous les yeux et la barbe des forces de l’ordre censées encadrer la marche pacifique.

« C’est un guet-apens tendu par les partisans de Félix Tshisekedi », a pesté un membre de l’opposition, qui appelle le président Tshisekedi à renoncer à son projet, car elle n’entend pas reculer. Elle va poursuivre ses sorties. Si le président ne se ravise pas, s’entête et continue de lâcher ses chiens de garde pour des attaques similaires, il est à craindre que le pays sombre dans une guerre civile, prévient, très remonté, un des manifestants.

La présidentielle du 20 décembre 2023, remportée dans les urnes par l’opposant Martin Fayulu, a vu la victoire volée par Félix Tshisekedi, soutenu par les forces complotistes occidentales qui voyaient d’un mauvais œil l’arrivée à la tête du pays de cet opposant dont elles n’avaient aucun contrôle quant à ses ambitions nationalistes.

La modification de la Constitution au gré des intérêts politiques est un signe avant-coureur de l’immortalité au pouvoir : les individus concernés deviennent ensuite des « maréchaux du roi Dieu » avant de se momifier au pouvoir, qu’ils transforment en une sorte de sarcophage de leur vie post-mortem.

Et voilà que les forces complotistes ont fabriqué « un monstre froid », prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, quitte à mettre le pays à feu et à sang.

C’est lorsqu’arrivera le pire qu’elles sortiront du bois pour nous proposer, avec un cynisme dégoûtant, leurs bons offices, avec à la clé un calendrier de sortie de crise selon le vocable diplomatique.

À l’analyse, Félix Tshisekedi trahit là les idéaux démocratiques défendus par son père, Étienne Tshisekedi, toute sa vie durant sous le régime sanguinaire de Joseph-Désiré Mobutu.

Une icône de la démocratie congolaise qui lui vaut d’être présenté aux nouvelles générations comme « le sphinx ».

« L’opposant historique », du fond de sa tombe, doit sûrement être « fier » de son rejeton. Quel gâchis !!!

Geneviève Tillue

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