Pour rencontrer Jésus Christ, il faut simplement se priver de bouffe. Trouvaille inédite du tristement célèbre frère Paul Makenzi.
Selon la chaîne de télévision TV5 Monde, de l’application stricte de cette exhortation, à l’arrivée, une véritable hécatombe, une centaine de morts. Des enfants pour la plupart.
Après trois ans de procès, verdict de la justice, au lieu de la peine capitale souhaitée par certaines familles des brebis envoyées à la boucherie humaine, : 200 ans de taule pour ce berger bourreau…
La défense fait appel. Inter nos, entre nous Prendre fait et cause pour ce type de frère en Christ, est-ce pour le pognon ? Pour faire le buzz ? C’est vrai que, respect pour l’équité, l’esprit de la justice oblige, tout accusé a le droit d’avoir un avocat… Tout de même…
Cette ténébreuse affaire met, une fois de plus, en exergue une question qui fâche à savoir les méfaits de certains hommes de Dieu, pardon des fous de Dieu.
Racket, viols, dépravation des mœurs, destruction du tissu social, multiples trafics, tout, absolument tout y passe chez nous en Afrique.
Notre continent qui végète, de plus belle, dans les tréfonds du sous développement, en dépit des messes quotidiennes de délivrance, l’explosion des lieux de culte, la multiplication des pasteurs. Non confrontée à cette déferlante religieuse, la Chine, sa réussite économique saute aux yeux, se passe de lyrisme, sauf pour les indécrottables démagogues.
Ce verdict exemplaire est à importer. En effet, » aux grands maux, les grands remèdes ».
Il s’agit plus que jamais de faire preuve d’une vigilance, de jouer à fond la carte de la prévention. Dans notre pays, nous attendons, plus que jamais, que le nouveau ministre de l’intérieur joigne l’acte à la parole : recenser les différents lieux de culte, traquer les imposteurs et sévir dans les règles de l’art. Il ne s’agit point de remettre en cause le droit de pratiquer la religion de son choix mais plutôt de mettre de l’ordre, nettoyer les écuries d’Augias.
Quand un pasteur affirme guérir des maladies alors que la médecine peine à trouver la thérapie adéquate, une telle escroquerie ne saurait restée impunie…
Le gouvernement a besoin, naturellement, d’un appui tous azimuts, multiforme pour mener à bien cette opération de salubrité publique. Ainsi ,aux médias, par exemple, de multiplier des productions, des topos justifiant la nécessité de passer vite et bien fait à l’action, à travers toute l’étendue du territoire national.
En d’autres mots,
Les fous de Dieu ne passeront pas, » basa ke viogh « , comme qui dirait en pays Massango.
François Duc Mouckwanguy journaliste











Commentaires récents