11 enfants de Bongo mis en examen, dont Pascaline Mveri Bongo. Ils sont poursuivis pour »recel de détournement de fonds publics, corruption, abus des biens sociaux ».
Leur patrimoine immobilier est estimé à 85 millions d’euros de biens à Paris, Nice, Côte d’Azur.
L’ enquête est bouclée depuis le 28 mars 2025 après 15 ans d’ instruction du dossier qui a été transmis au parquet national financier (Pnf). La décision du Pnf est depuis lors attendue.
Les biens mal acquis des Bongo font pourtant l’ objet d’ une confiscation judiciaire.
70 millions d’euros de biens appartenant à Ali Bongo confisqués également dont l’hôtel rue Dones à Paris, ce malgré des recours déposés auprès de la chambre de cassation.
À quand donc la vente de ces biens aux enchères afin que l’ argent de cette vente revienne aux Gabonais à l’ instar de ce qui est préconisé pour l’ hôtel de Théodorin Obiang Nguema Mangue Vice-président de la Guinée équatoriale situé avenue Foch ; un hôtel de 4000 m2 d’ une valeur de 100 millions d’euros. Le 9 juillet 2026 marquera la fin du délai de l’ appel d’ offres, ce qui suppose que la vente aux enchères sera actée.
Si pour le dossier Théodorin, les choses semblent se préciser, ce n’ est pas le cas concernant l’ affaire des Bongo dont le dossier a été transmis devant le parquet national financier qui doit statuer.
Une décision très attendue par des ong qui luttent contre la corruption et l’ enrichissement illicite telles Transparency international et Sherpa.
En dépit des geremyades de Malabo sur fond de menaces de rupture totale des relations diplomatiques avec Paris au cas où cette vente serait effective, l’ appel d’ offres de cette vente aux enchères suit son cours.
A l’ origine de ce bras de fer entre les deux capitales,
L’ Agence française Agrasc avait lancé le 27 juin 2026 la mise aux enchères de l’ hôtel confisqué à Théodorin Obiang Nguema Mangue Vice- président de la République équato-guinéenne après sa condamnation définitive en 2021 pour blanchiment et détournement de fonds publics.
Malabo, en vain, avait même saisi la cour internationale de justice ( Cij) pour bloquer la vente. Avec comme argument brandit: l’ hôtel abrite ses diplomates et de ce fait, selon la convention de Vienne, devrait bénéficier de l’ immunité diplomatique. Argument vite balayé d’un revers de main par la justice française.
Des Gabonais de leur côté s’impatientent quant à l’ issue du procès des Bongo surtout que certains Gabonais ont fait preuve de sacrifice, le cas de Grégory Ggbwa Mintsa soutenu par les ong Sherpa et Transparency international France, qui, le 2 décembre 2008, avait porté sur la scène internationale et devant les tribunaux français et au péril de sa vie, ce dossier sur les biens mal acquis.
Le Général-président, Brice Clotaire Oligui Nguema qui connait bien ce dossier pour avoir servi le régime Bongo, a besoin de cet argent pour finaliser les projets pharaoniques en cours de réalisation. En attendant que toutes les fortunes volées par la pègre et planquées dans les paradis fiscaux soient rapatriées.
À quel niveau se situe la procédure de rapatriement des fonds détournés. Les autorités gabonaises ont-elles déjà pris langue avec les milieux occidentaux de la finance qui doivent aider le Gabon à traquer l’ argent toxique?
Geneviève Tillue





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