Les escapades présidentielles à l’étranger intéressent le contribuable gabonais puisque les frais lui sont imposables.
Question simple: combien coûtent les virées du Président général Brice Clotaire Oligui Nguema à l’étranger?
Le budget de la présidence n’ est pas connu du public encore moins la caisse noire qui, dit-on, est alimentée par la documentation et les sociétés pétrolières opérant au Gabon.
Le mystère plane sur le budget de la présidence de la République et le salaire du président.
Pour la petite histoire, l’homme, sitôt après le coup d’État imaginaire, avait gaillardement déclaré renoncer à son salaire de président sans pour autant fixer les Gabonais sur ce que perçoit un président en termes de salaire. Est-il payé au smig comme tout Gabonais lambdas, ou payé par un salaire taillé à la mesure de son poste? On s’interroge.
Un voyage présidentiel suppose un avion affrété, location d’ un long courrier plus équipage, carburant et parking.
Un vol Libreville-Paris, ça un coût par heure de vol.
Délégation, ministres conseillers, sécurité, presse, billets business, hôtel 5 étoiles, dispositif local, garde rapprochée, véhicules blindés,
Hébergement plus restauration, suite présidentielle, service traiteur, taxes aéroportuaires…
Depuis juin 2026 une nouvelle redevance: 39 dollars US soit 18 000 FCFA par passager sur vols internationaux plus frais de sûreté jusqu’à 22000 FCFA. Pour une délégation de 50 personnes ça fait déjà 2 millions de taxes. En clair, la bringue d’ un président à l’étranger ça tourne autour de centaines de millions de FCFA, de l’ argent jeté par la fenêtre.
Qu’est-ce que Macron et Oligui peuvent encore traficoter vu qu’ils ont déjà eu un tête à tête au lendemain du coup d’État imaginaire du 30 août 2023?
Un coup de fil suffit pourtant à échanger entre le maître Blanc et son obligé ténu de prendre les éléments de langage.
Ce voyage est sans doute un rapprochement stratégique à un moment où Paris, sur la corde raide, est vomis par les pays de l’AES décidés de rompre le cordon ombilical tutélaire.
Les deux têtes de nœuds vont blablater sur des sujets » d’intérêt commun » selon le langage diplomatique.
Et après cette exhibition diplomatique, qu’attendre en termes de revenus pour le Gabon?
Les Bongo n’ont fait que ça des décennies durant, des rencontres dispendieuses et inutiles avec les colons. Résultats nuls. Le Gabon n’est pas sorti du cycle du sous développement devenu endémique.
Le parlement gabonais doit rendre des comptes aux Gabonais sur les dépenses fastes occasionnées par les bringues présidentielles.
L’argent de ces virées peut servir à construire des routes, des hôpitaux…
Les bringues présidentielles ne sont pas une priorité nationale. Le Gabon a d’autres soucis.
Pascal Laurent





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