La révélation a tout d’une fiction pourtant elle apparaît aussi vrai que tangible.
On ne pouvait imaginer que la pratique gagnerait l’école publique où les parents d’élèves sont appelés à verser 500 FCFA aux enseignants à chaque palier, au total 5 dans l’année. Le prétexte avancé par ces filous qui ne manque pas d’ imagination est, dit-on, que les sommes versées contribuent à financer les photocopies des épreuves lors d’examens de paliers.
Les salles de classes au primaire connaissent des effectifs pléthoriques de l’ ordre de 50 voir 60 apprenants soumis à des conditions d’apprentissage incommodantes sur fond de promiscuité à haut risque sanitaire. Les sommes versées supposent une bonne cagnotte qui tombe directement dans les poches des enseignants véreux.
Comment, en plein 21e siècle, en est- t-on arrivé là?
Le ministère de l’ Éducation nationale serait- il incapable de doter ces établissements publics sous sa tutelle de pondeuses afin d’ éviter cette pratique qui ternit l’ image de l’ école publique et de ses enseignants?
Au moment où la DCAF de ce ministère est secouée par un séisme qui a jeté derrière les barreaux une vingtaine d’agents soupçonnés à tort ou à raison dans des détournements financiers à grande échelle, il est peut-être temps de mettre des digues autour de ces établissements publics et de veiller au grain afin d’ y mettre un terme .
Curieux tout de même que la 5e République éprouve du mal à couper les miasmes cancérogènes d’ un système mafieux vieux de plus d’ un demi-siècle.
On a cru, au vu des discours au ton martial annonçant la fin de l’ impunité prononcés par la horde en treillis, que toutes ces pratiques héritées de l’ ordre ancien ne seraient plus qu’un souvenir de triste mémoire.
Mais dommage, comme les habitudes ont la vie dure!
Geneviève Tillue





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