C’est le journal l’Aube qui, dans sa dernière livraison, nous emmène dans les coulisses de cette société secrète version Gabon fragilisée par une guerre de succession sur fond de chocs d’égos, de coups bats, d’ abus d’autorité, de gestion opaque des finances, de clientélisme…,bref, lorsqu’ on fait une analyse critique sur l’article de ce confrère, le milieu est au bord de l’éclatement en plusieurs obédiences rivales.
Tolérance, fraternité, liberté de conscience, quête de vérité et perfectionnement de soi, laïcité et respect des lois, solidarité et bienfaisance, figurent pourtant au chapelet de ses valeurs cardinales. Mais tout ceci dans la grande loge du Gabon ( G L G) relève de l’ idéal philosophique, une véritable utopie portée par de jeunes idéalistes, puisque la réalité est tout autre.
Si les grands principes qui fondent leurs convictions sont biaisés, bafoués par des gens censés incarner la tradition doctrinale fondamentale, une fusion de pratiques auxquels se greffent des apports puisés dans des rites initiatiques tels ceux de la mystique chrétienne, l’ alchimie, la kabbale, l’ hermétisme…, quand en est-il donc de l’appropriation stricte de ce patrimoine sacré par ceux qui, aujourd’hui, s’érigent en gardiens du »Temple » ?
À l’ origine, la franc-maçonnerie recrutait par cooptation au sein de l’ élite intellectuelle d’ où l’ appellation »frères des lumières » attribuée aux adeptes de cette confrérie qui a autant puisé dans la philosophie des siècles des Lumières.
Aujourd’hui les membres qui grossissent les rangs de cette organisation secrète sont recrutés sur des critères douteux.
Comment alors s’étonner que la franc-maçonnerie qui se définit comme une institution philosophique, philanthropique et initiatique, s’éloigne de ses bases doctrinales au point d’ être réduite au rang d’organisation mondaine dont la licence cinstitue le moteur de son fonctionnement?
En Afrique, malheureusement,telle semble être la norme. La franc-maçonnerie dans les pays africains se heurtent aux mêmes dysfonctionnements produits par la course effrénée vers le contrôle total d’ un patrimoine bassement matériel.
Un chose est néanmoins sûre: si la franc-maçonnerie ne s’ affranchit pas de ses contradictions internes qui l’ exposent à connaître une explosion en fragments d’ obédiences philosophiques, il est fort à craindre que cette société secrète qui a infiltré toutes les sphères du pouvoir décisionnel au point d’ apparaître comme une fabrique des rois, sa fin risque d’ être tragique et pourrait même ressembler à celles de l’ organisation secrète de l’ anglais Adam weishaupt et de celle de Jacques de Molay, grand maîtres des Templiers qui avait terminé sur un bûcher. Les deux organisations secrètes furent dynamitées au 17e siècle par le pouvoir de l’ Eglise catholique alors dominant.
Ghoze Lucifera





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