Une trentaine de journalistes africains dont des gabonais séjournent actuellement en Chine.
C’est désormais une tradition. Chaque année, l’Empire du Milieu renouvelle ses invitations. Remarquable illustration de la coopération Sud -Sud…
Concernant notre pays, nous retrouvons des représentants des médias publics – le gros du bataillon -et privés. Il n’y a pas de combines. On l’aura compris…
À la lumière des récits et des vidéos qui circulent abondamment, ces » pèlerins médiatiques joignent l’utile -les conférences -débats -à l’agréable -excursions, échanges avec les populations -…De quoi faire des envieux…
Le pays du grand Mao ne jette pas des yuans par la fenêtre. Il s’agit, en réalité, d’une opération politico-marketing rondement menée.
Avec l’intoxication ambiante, œuvre en partie des occidentaux, concurrence oblige, la Chine égale violation des droits de l’homme, mise au pas des organes de presse, pillages des ressources naturelles et pollutions multiformes dans l’ hémisphère Sud…
Gommer ces vilenies urge. D’où ces fréquents séjours des représentants du quatrième pouvoir, tous frais payés…À la guerre comme à la guerre…
La Chine met donc plein la vue à ses hôtes. Des nouvelles technologies aux infrastructures à couper le souffle, de la sauvegarde à la valorisation de l’art, des savoirs faire ancestraux etc …Les petits plats dans les grands. Le mélange parfait.
» Les voyages forment ». Reprenons Victor Hugo. Ces veinards de confrères, devraient, à leur retour au bercail, assurer un impeccable SAV, service après vente…
Il s’agirait, ainsi, de partager les informations et les expériences acquises. Pourquoi pas des espèces de rencontres de restitution ?
Dans le traitement de l’information ensuite. Une importation du modèle chinois ne peut qu’améliorer l’ordinaire. Allusion aux reportages, par exemple, sur le développement du monde rural ( agriculture biologique, artisanat, la santé par les plantes, entrepreneuriat etc …).
Jusqu’à présent, après le déluge sur la toile des vidéos et photos personnelles, les quelques reportages disons factuels, nos » envoyés spéciaux » sombrent à nouveau dans le ronronnement, le déjà vu. Les innovations attendues ? Taratata… Circulez, il n’y a rien à voir…
François Duc Mouckwanguy journaliste









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