AccueilSociétéLibreville passe du brouillon au propre : sacré Chaga

Libreville passe du brouillon au propre : sacré Chaga

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Nous écrivions, il y a quelques mois, que la capitale gabonaise Libreville était encore au brouillon et qu’il fallait la mettre au propre.
L’ idée de Libreville 2 largement argumentée par certains qui estimaient qu’il fallait conserver l’existant en l’État, avait été combattue dans nos colonnes. Parce que Libreville actuelle est un bidonville géant à détruire. Les quartiers ressemblent à des favelas où la pègre, la criminalité et l’ insécurité côtoient le quotidien.


La capitale gabonaise est une horreur visuelle, une honte nationale pour un pays dit-on producteur de pétrole, de manganèse, de bois et d’ autres minerais y compris des ressources halieutiques. Il était vraiment temps de tout refaire, de tout corriger afin que la capitale gabonaise ressemble à un environnement où il fait bon vivre.
Il est vrai que la transformation de Libreville de l’État de précarité à la modernité fait des dégâts collatéraux; entraîne des vagues de colère. Mais il était temps de tout détruire et reconstruire.


Quartiers rasés sans qu’il y ait un plan de relogement de ces Gabonais qui ont brillé par un incivisme exemplaire, ces proprietaires pourtant dédommagés mais qui ont préféré revendre les sites ou les louer à des tiers; des bâtisses construites sur des bassins versant si elles ne sont pas carrément plantées sur la voie. Tout cela au mépris des normes d’ urbanisme urbaines.
Faut-il s’apitoyer sur le sort de ces compatriotes qui ont confondu le village avec la ville au point même de  » mapaniser » toute une capitale?
Chaga, ce petit devenu président de la République, force mon admiration.


Là où il me déçoit c’est quand il protège des prisonniers en liberté tels que Patrick Obiang trempé jusqu’aux os dans les détournements des fonds issus du COVID, son frère Aurélien Marcel Mintsa Nguema exfiltré du Gabon pour une sinécure en Inde. Le type qui jouit d’une protection présidentielle et familiale, est accusé d’ avoir détourné plusieurs milliards lors de sa breve excursion au Budget. Andjoua fils de l’ ex présidente de la cour constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo lui aussi trempé dans de sordides histoires financières louches lorsqu’il était au Budget.


Tout ce beau monde en surci pénal se pavane à travers la planète sans s’inquiéter outre mesure.
Chaga, au nom d’ une filiation ethnique, consanguine voire clanique, doit-il laisser faire ?
Parents ou pas, ils doivent répondre de leurs actes devant la loi. Les Gabonais attendent la suite pénale.

Gustave Irapula

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