AccueilAfriqueNormalisation des relations diplomatiques entre Abidjan et les Etats de l'AES

Normalisation des relations diplomatiques entre Abidjan et les Etats de l’AES

Abidjan déploie un véritable lobbying diplomatique pour pacifier ses relations diplomatiques avec les voisins des pays membres de l’alliance des états du Sahel(AES). Après une visite en décembre dernier à Ouagadougou effectuée par son ministre délégué chargé de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur Adama Dosso, où il avait rencontré le chef de la diplomatie burkinabè karamoko Jean-Marie Traoré, il est attendu début avril prochain à Bamako au Mali où il poursuivra son périple diplomatique.


Il est pour Abidjan question de normaliser ses relations diplomatiques qui, depuis le changement des régimes dans les pays membres de l’AES par des coups d’Etat en cascade, leurs relations diplomatiques ce sont gravement détériorées. Abidjan, fidèle disciple de la France qui veut à tout prix conserver les pays membres de l’ alliance qu’elle considère comme son pré-carré dans son giron, avait clairement affiché son aversion en condamnant ces coups de forces par les militaires.
Depuis lors, un froid diplomatique souffle entre Abidjan et les trois pays du Sahel.


Abidjan a donc entrepris une série de démarches visant à normaliser ses relations diplomatiques avec les voisins.
Prochaine destination du ministre ivoirien chargé de l’ intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur sera sans doute l’ axe Niamey où l’ émissaire ivoirien devra rencontrer les autorités nigériennes.


Abidjan, ce n’ est pas un secret, est connu pour sa servitude aveugle vis-à-vis de Paris qui régente sa politique et où ses éléments de langage sont puisés. L’ initiative des autorités ivoiriennes de rétablir les relations diplomatiques avec les pays du Sahel est à saluer au nom du principe de bon voisinage. Cependant il n’ est pas exclut que les pays du Sahel émettent des réserves prudentes quant aux possibles dessous complotistes de la démarche d’ Abidjan qui pourrait être perçue par ces voisins comme un cheval de Troie.


Paris n’a toujours pas digéré le fait de perdre le contrôle de ces trois pays en proie aux excursions djihadistes dont la France est soupçonnée d’ être à la manivelle.

Theaime

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