vendredi, février 13, 2026
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Vers une nouvelle dévaluation du FCFA ?

Les chefs des États membres de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (cemac) se sont retrouvés hier à Kintele, banlieue nord-est du Congo Brazzaville dans le cadre d’un sommet extraordinaire que présidait Denis Sassou Nguessou en sa qualité de président en exercice de cette institution sous-régionale.

Ils ont échangé sur « la nécessité de la stabilité du FCFA, la souveraineté économique »; ils ont fait le constat d’ un « retour progressif de la croissance et d’ une « inflation maîtrisée » tout en Recherchant « des solutions pour stabiliser la zone ». Nous apprend le quotidien pro-gouvernemental l’ Union dans sa livraison de vendredi 23 janvier.


Peu avant cette rencontre au sommet, des bruits de couloirs laissaient déjà fuiter les rumeurs d’ une imminente dévaluation du franc CFA. Au-delà des déclarations de principes et des usages diplomatiques, la question d’une imminente dévaluation est sans doute l’ élément déclencheur de cette rencontre des chefs d’ États. La dernière dévaluation du FCFA du 11 janvier 1994 lorsque les 14 États de l’ Afrique de l’ouest et du centre, sous la pression de Paris et du fonds mondial international (FMI) avaient décidé de dévaluer le FCFA de 50 pour cent de sa valeur de change par rapport au f français, était précédée de folles rumeurs dont nombreux doutaient du bien fondé hormis les initiés au monde de la finance qui avaient pris des mesures préventives en procédant aux changes avec des devises étrangères.


Avant cette dévaluation, 1 franc français équivalait à 50 FCFA , après dévaluation, on est passé au double c’est à dire 100 FCFA.
Pourquoi ne pas carrément sortir de cette monnaie qui est un boulet pour le développement des États qui l’ utilisent? Ils sont combien de pays de la zone CFA à avoir décollée économiquement?


Si le FCFA est un boulet, le FMI et la banque mondiale, ne le sont pas moins. Des experts, dans leurs prescriptions visant à Booster le développement en Afrique, sont formels : sortir de ces institutions qui cannibalisent nos petites économies à coups de programmes improductifs et d’endettement massif que les États peinent à rembourser, est l’ unique thérapie si ces pays veulent sortir du cycle infernal du surendettement et du sous-développement chronique.


Les pays comme la Chine et la Russie l’ ont bien compris, ils s’en sortent depuis qu’ils ont opéré la rupture avec ces institutions en soldant leurs dettes et en créant leurs propres monnaies.

Pascal Laurent

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