Le Maire de l’ hôtel de ville, Pierre Mathieu Obame Etoughe a failli avoir une poussée de tension le jeudi 9 dernier lorsque la majorité des conseillers municipaux 142 au total sur 145 ont rejeté le budget prévisionnel 2026. Un rejet inattendu jamais observé dans l’ histoire du vote du budget primitif au sein de cette institution municipale. »Un budget jugé irréaliste, confus, non sincère et irrégulier », par ceux qui ont voté contre, constitués en majorité des conseillers UDB dont il est issu.
Cette mouture prévisionnelle réunissait tous les ingrédients de son rejet sans appel. La scandaleuse disparité budgétaire entre le budget alloué au cabinet du Maire central, et ceux des mairies d’ arrondissements, explique ce vote records inconnu des archives de l’hôtel de ville depuis sa création en décembre 1909 et dont le premier Maire élu fut Léon Mba en 1956 avant qu’on en fasse, en 1960, un instrument au service des intérêts de la métropole à la faveur des indépendances synthétiques.
Le budget du cabinet du Maire central a fait un bon spectaculaire, partant de 1, 5 à 3milliards de frcfa, soit porté au double.
Les mairies d’arrondissements se contentant chacune de 70 millions jugés dérisoires.
Un grand ecart scandaleux qui ne pouvait passer inaperçu encore moins être validé parce que source de frustrations. Les 6 mairies d’ arrondissements espéraient au moins voire gonfler leur budgets à 500 millions par mairie soit 3 milliards afin de faire face à leurs besoins de fonctionnement et d’ investissement en phase avec la doctrine d’ exécution budgétaire.
Si le budget prévisionnel a été promptement balayé par les élus et entraîné une marée de mécontentements justifiés, c’est qu’il a dû être échafaudé dans une totale opacité digne de petits combinards de quartier.
L’ hôtel de ville est connu pour sa pléthore de conseillers du Maire payés à prix d’or pour une sinécure. Certains Maires ayant fait un passage très remarqué, comptaient un contingent de conseillers dont le traitement engloutissait l’ essentiel de la ressource financière au détriment d’autres chapitres des priorités tels l’ investissement et le fonctionnement.
Le Maire central actuel a respecté les cotas prévus dans les textes réglementaires. Soit plus d’ une trentaine de conseillers. Et même là, il sont de trop. Toute cette cargaisons de conseillers pour quel boulot? Le Maire doit prendre un arrêté municipal pour réduire de façon drastique ce nombre pléthorique de conseillers et ainsi alléger les charges dépensières qui grèvent fortement le budget de la mairie
Gustave Irapula





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