Depuis plusieurs jours, trouver de l’essence ou une bouteille de gaz butane est devenu un parcours difficile dans le Grand Libreville. Réunis en urgence mercredi au cabinet du ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, les acteurs du secteur ont livré leur explication : la pénurie actuelle serait d’abord liée à une surconsommation pendant la période des fêtes.
Dans une déclaration officielle lue par Thibault Gaël Idoumi, directeur général de l’aval pétrolier et gazier, le gouvernement indique que la forte demande enregistrée durant les célébrations a provoqué la carence observée ces derniers jours. La même communication précise que le ministre a donné des instructions claires aux marketeurs et à la SGEPP : augmenter les capacités de production et de distribution afin de rétablir l’approvisionnement.
Le ministère parle d’une situation temporaire et assure qu’elle sera réglée “dans les plus brefs délais”.
“Retour à la normale” : les pétroliers donnent un horizon de 15 jours
À la sortie de la réunion, Jean Baptiste Bikalou, PDG de Petro Gabon, a avancé un délai : un retour à la normale serait possible au plus tard dans 15 jours. Pour y parvenir, il évoque une solution très opérationnelle : élargir les horaires des centres de remplissage et renforcer les équipes, avec la possibilité d’aller jusqu’à un fonctionnement jusqu’à 24 heures, voire 24h/24, le temps d’absorber le pic de demande.
Une dépendance aux importations malgré le statut de pays pétrolier
Dernier point rappelé : le Gabon est un État pétrolier, mais il reste obligé d’importer une partie des produits pour couvrir ses besoins, notamment en raison du vieillissement de la SOGARA (Société gabonaise de raffinage), qui limite les capacités locales.





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