»La coupe mondiale » comme aimait à le dire Albert Bernard Bongo de son vivant et qui donnait là une appellation simplifiée de cette compétition sportive mondiale qui mobilise grand monde, essentiellement des férus du ballon rond, démarre aujourd’hui. Ce sont les États-Unis d’Amérique, le Canada et le Mexique qui abritent les matchs d’ouverture.
Alors qu’on suffoquait déjà sous la tonne de décibels à nous infusés par les bars et autres églises du réveil, voilà que s’ajoute au supplice infernal d’ autres nuisances sonores sur fond de commentaires d’ une suprême débilité débités par des fanatiques qui vouent à cette boule faite à base de cuire tanné un culte quasi messianique.
Selon un arrêté municipal pris par le Maire qui est le garant de »la tranquilité publique » et qui entend réguler le vacarme produit par les bars, maquis et autres lieux fréquentés par les fous de Dieu, la musique et les prêches stupides amplifiés par des sono aux décibels poussés à fond, le tambourinage sonor ne doit pas aller au-delà de 22 heures. Mais qu’en sera-t-il lorsque certains matchs seront programmés au-delà de cette heure? Va-t-on abréger cet arrêté municipal qui prévoit des amendes contre les transgresseurs, juste le temps que va durer cette compétition sportive internationale ?
Pendant que les whaou, les whouoo footballistiques entonnés en coeur dans une symphonie bruyante vont nous casser les tympans, les requins de haut vol que sont les Giovanni Vincento Infantino et sa clique, à l’ instar de leurs prédécesseurs de tristes mémoire que sont les Sepp Blatter, les Issa Hayatou qui ont fait du football professionnel un business très lucratif, doivent se frotter les mains, car les retombées financières sont énormes. C’est la compétition sportive par excellence qui brasse le plus d’ argent à faire pâlir le budget d’un Etat. On parle de milliards de dollars générés par cette compétition. D’ où la gestion en eau trouble des finances dont se rendent coupables les membres du comité exécutif.
Rappelons que » carton rouge! les dessous troublants de la FIFA », une enquête du journaliste d’ investigation anglais Andrew Jennings qui plonge dans les coulisses sombres de la FIFA et qui devient le master peace de la littérature des sports, nous éclaire davantage sur les pratiques mafieuses du milieu du sport professionnel où règnent en maîtres des seigneurs de la pègre footballistique. L’enquête, à l’ époque, épinglait 24 membres du comité exécutif qui contrôlaient et géraient, dans une totale opacité, les Finances du foot mondial.
Les Maires du Gabon doivent veiller au grain afin de nous épargner ces nuisances sonores de plus en plus insupportables.
Laure Patricia Manevy





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