Confusion à Niamey : des tirs à l’arme lourde près de l’aéroport et du palais présidentiel
Niamey, au petit matin de samedi 29 août, se réveille sous une détonation assourdissante à l’arme lourde qui plonge la capitale nigérienne dans une totale confusion.
Les assaillants, sans doute issus de l’hydre terroriste genre État islamique proche d’Al-Qaïda – une vingtaine d’individus armés, dont un Français – ont été maîtrisés par les forces régulières nigériennes, qui ont enregistré dans leurs rangs 4 blessés et de nombreux autres blessés du côté des assaillants.
Niamey voit derrière cette énième tentative de déstabilisation la main invisible de Paris et celle de ses vassaux que sont la Côte d’Ivoire et le Bénin, entre autres.
Paris remue ciel et terre pour reprendre le contrôle des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont décidé de rompre les liens diplomatiques avec la France au profit d’autres partenaires avec lesquels ils entendent tisser des liens commerciaux gagnant-gagnant et obtenir un soutien logistique dans leur lutte contre les djihadistes financés par la France.
Les autorités françaises, quitte à pactiser avec le diable, n’entendent pas ça de cette oreille.
Paris, face à ses nombreuses tentatives de déstabilisation infructueuses des pays de l’AES, va sans doute changer de mode opératoire pour arriver à ses fins. Il n’est pas exclu qu’elle mette en pratique des méthodes d’agression directes contre les forces de l’Alliance et impose sa présence militaire tout en plaçant à la tête des trois pays des larbins comme l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara, qui incarne le parfait prototype du petit nègre colonisé.
Que Paris se ravise dans ses entreprises complotistes et criminelles : une guerre ouverte contre les pays du Sahel serait la pire des erreurs à ne pas commettre, sinon ce serait la fin d’un mythe, celui de la puissance militaire française.
Il est parfois prudent de regarder dans le rétroviseur de l’histoire, qui est riche d’enseignements. On l’a vu au Vietnam avec les forces impérialistes américaines qui ont mordu la poussière, ridiculisées par une guérilla qui n’avait pour seule arme qu’un savoir-faire de défense traditionnel contre une armée dotée d’une logistique de défense moderne.
La Havane de Fidel Castro a tenu tête à l’Amérique sans plier l’échine. Aujourd’hui, ce sont les mollahs de l’Iran qui démontrent à la face du monde les failles de deux armées coalisées en guerre contre Téhéran. L’armée américaine et son allié israélien, qui avaient pourtant promis de neutraliser l’armée iranienne en une bouchée dans un espace de quelques jours, minimisant ainsi la capacité de riposte iranienne. Aujourd’hui, la guerre s’enlise. L’Amérique et Israël se déculottent, la queue entre les jambes. Pour sauver la face, on échafaude des plans de sortie de crise. Une lamentable capitulation, en somme, pour les deux géants aux pieds d’argile.
La France pourrait connaître un sort similaire si elle ne renonce pas à ses funestes desseins hégémoniques, de vieux schémas qui, de nos jours, ne passent plus.
L’ère de la Françafrique est révolue, ce réseau mafieux de prédation massive des richesses des pays de l’Afrique francophone avec ses connexions souterraines n’est plus que la momie qui s’agite et veut revenir à la vie. Jacques Foccart, du fond de sa tombe, le sait mieux qu’Emmanuel Macron ou ses complices de la cellule Afrique de l’Élysée, qui sont convaincus qu’on peut encore bousiller des présidents démocratiquement élus au nom de leurs intérêts.
Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire et Pascal Lissouba du Congo-Brazzaville n’oublieront jamais le rôle joué par la France, pays dit gardien du Temple démocratique et des libertés individuelles, dans la planification de leur destitution.






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