La guerre des communiqués bat son plein au Bénin depuis l’annonce aujourd’hui aux aurores du coup d’Etat perpétré par les militaires. Les putschistes sous les ordres du lieutenant-colonel Pascal Tigri disent avoir renversé Patrice Talon. Du côté des forces restées fidèles au président déchu, la situation serait sous contrôle. Une bataille médiatique qui plonge les observateurs qui suivent la situation au Bénin dans une totale confusion.

Les hommes de Tigri ont lancé un sévère avertissement à la France qui ne doit nullement s’ingérer dans les affaires intérieures du Bénin, invitant au passage la population à investir les rues.
Paris aurait-elle l’intention de sauver la tête de ce président narcissique qui a verrouillé tout l’appareil judiciaire afin d’empêcher les leaders de l’opposition d’être de la course à la présidentielle du 12 avril 2026 à laquelle il s’est désisté au profit de son poulain Romuald Wadagni.

La France a intérêt à sauver le soldat Ryan, car, s’il est prouvé que les putschistes ont pris le pouvoir, cela serait un véritable coup de tonnerre du côté de l’Elysée, qui perdrait ainsi son bon élève, qui risquerait de rejoindre les rangs de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et consoliderait ainsi l’axe de rupture avec la France, dont le Bénin était devenu son rempart contre la vague révolutionnaire et anti-impérialiste.
Patrice Talon aura été une catastrophe pour la démocratie béninoise qui, après avoir été un modèle en Afrique subsaharienne, a reculé de plusieurs décennies.
Nous y reviendrons.
Gustave Iapula





Commentaires récents