Les établissements privés d’utilité publique au Gabon doivent être soumis à un regard strict de la part de l’autorité de tutelle, le ministère de l’Éducation nationale, incarné par Camélia Ntoutoume Leclerc.
Des irrégularités fonctionnelles s’accumulent, s’entassent sur plusieurs étages sans que la hiérarchie ne prenne la mesure d’une situation devenue préoccupante.
Un cas d’irrégularité parmi tant d’autres, constaté au lycée d’Agondjé, dans la commune d’Akanda, au nord de Libreville, nous éclaire sur les pratiques mercantilistes de ces établissements scolaires. C’est une parente d’élèves qui, furax, sonne la charge. Son récit prouve à suffisance qu’il est urgent de remettre les pendules à l’heure ; sinon, nous sommes partis pour le chaos éducatif, à force de fermer les yeux face aux petites combines mercantilistes opérées par ces établissements vers lesquels l’État oriente nos enfants.
« Les livres de l’année dernière en orange et ceux de cette année en bleu : une nouvelle édition imposée aux parents des apprenants, qui doivent payer cette nouvelle version de ce manuel pédagogique. Mais il y a un problème : lorsque je feuillette ces manuels, je fais la comparaison entre les livres d’hier et ceux d’aujourd’hui. La différence est presque inexistante dans cette nouvelle édition. On remarque, en termes d’apports nouveaux du livre réédité, juste quelques couleurs, des dessins et des contenus qui ne diffèrent en rien de ceux du livre de l’année précédente », constate la dame.
Les parents sont donc tenus d’acheter la nouvelle version rénovée, soit une dépense supplémentaire dans le trousseau scolaire.
Ainsi va l’enseignement au Gabon. Vraiment une affaire de fous !!!
Gustave Irapula





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