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1 700 milliards de mises en débet et d’amendes infligées aux personnes physiques et entités morales : Oligui Nguema passe à la vitesse supérieure

600 personnes physiques ou morales ont un délai d’un mois pour éponger l’ardoise vis-à-vis de l’État. Elles ont jusqu’au 7 octobre pour se conformer. Passé ce délai de mise en demeure, l’État passera à la vitesse supérieure. Le dossier sera transmis aux juridictions répressives, qui vont procéder aux recouvrements forcés, saisies, pénalités, blocages de comptes, voire privations de liberté.

L’architecte Moro, pour n’avoir pas livré dans les délais le monument dédié au père de l’hymne national, La Concorde, se retrouve derrière les barreaux. Il n’est pas exclu que d’autres personnes, dans cette combine, se retrouvent embastillées.

La traque des 600 indélicats, personnes physiques ou morales ayant floué l’État, s’explique. L’État gabonais, qui a lancé de nombreux chantiers en matière d’infrastructures, a besoin d’argent. Le Gabon est surendetté à force d’emprunts obligataires sur les marchés financiers. Le recouvrement des créances auprès des personnes physiques et morales mises en débet et sous le coup d’amendes est une solution parmi tant d’autres. Car il est question de finaliser des projets structurants. L’urgence oblige.

Cela fait une vingtaine d’années, depuis Bongo père, que ces adjudicataires indélicats et les ordonnateurs de crédits traînent l’État dans la boue. Il a fallu que la Cour des comptes sorte de son mutisme pour que l’on en soit édifié.

Le feuilleton sera riche d’enseignements et de rebondissements.

Affaire à suivre !

Gustave Irapula

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