lundi, février 16, 2026
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Gabon : les lieux de culte exonérés de la T F H, et quand en est-t-il des bars, bistrots et autres lieux de débauche ?

Le ministre de l’ intérieur, de la sécurité et de la décentralisation Adrien Nguema MBA annonce l’ exemption de la taxe foncière d’habitation( Tfh) pour les lieux de culte.

Cette mesure, loin d’être juste et pour le moins révoltante, comporte deux poids deux mesures.  Les bars et les bistrots, les maisons closes, auraient dû bénéficier du même régime d’ exonération puisqu’ils exercent la même activité, tous font du bisness. Les uns se font de l’ argent en proposant à une clientèle captive une alcoolisation massive et les autres offrent à leur clientèle tout aussi captive, un bourrage de crâne par des procédés illusionnistes sur fond de couche hypnotique et d’autres reçoivent une clientèle plus captive portée vers le sexe . Aussi bien les lieux de culte que les bars et bistrots  voire les maisons closes exposent leurs adeptes à une addiction dont ils peinent à sortir.

Les bars et bistrots y compris les lieux de cultes et les bordels sont liés par un destin commun, tous des lieux de débauche.

A la seule différence que les premiers sont répertoriés sur le registre du commerce sous le statut d’établissements commerciaux, ils s’acquittent des taxes fiscales. Les seconds, plus futés, se sont fait enregistrer comme établissements à but non lucratif. Une grosse arnaque les exemptant de toute pression fiscale alors qu’ils réalisent de grosses marges bénéficiaires échappant à tout contrôle puisqu’ils ne tiennent aucune comptabilité, un secteur très sensible réservé à la seule discrétion du pasteur et quelques rares de ses lieutenants triés sur le volet.

Et les maisons closes, dans l’ informel total, qui font partie de l’ économie souterraine qui engrenage du fric, devraient être, elles aussi, soumises à une taxation fiscale.

La guerre de leadership dans les lieux de culte

Les tensions qui ravagent les lieux de cultes aussi bien dans les mosquées que dans les églises du réveil ont un dénominateur commun: le contrôle du coffre-fort. L’église évangélique du Gabon où des hommes de dieu s’étripent à coups de couteaux ou des armes non conventionnelles tels les ’fusils nocturnes’’, illustre fidèlement la triste réalité au sein du clergé. Il y a des décennies, face à la bataille rangée qui faisait rage au point d’ ébranler l’ édifice, il fallait que l’ exécutif s’en mêle pour une solution à la crise. Bongo père avait dû peser de son poids afin de ramener la sérénité au sein de l’ église qui, de justesse, échappa à une fracture en plusieurs obédiences.

Chez les musulmans, même guerre de positionnement au sommet. L’ accession à la présidence du conseil islamique du Gabon et l’ intronisation comme imam à la grande mosquée Hassan ll de Libreville en lieu et place de l’imam Osseni Ossa tombé en disgrâce en même temps que les tatoués de la Young team, avait fait l’ objet de vives tensions opposant les différents prétendants à ces charges sacerdotales. Au centre de cette polémique, les gisements financiers Issus des pays islamiques tels l’ Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweït…

Les lieux de culte sont de véritables industries très lucratives qui doivent être immatriculées au registre du commerce et soumises, comme d’ autres, à la T F H. Sinon un manque à gagner pour le trésor public et une injustice criante à corriger absolument.

Laure Patricia Manevy

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