Deux jours de travaux, des dizaines d’acteurs réunis, un objectif commun : tirer les leçons du cycle électoral 2024-2025 pour bâtir un cadre électoral plus solide. Le ministère de l’Intérieur et celui de la Réforme, appuyés par le PNUD, ont ouvert à Libreville une table ronde nationale dédiée à l’évaluation et à la réforme du processus électoral gabonais.
Un bilan après une séquence historique
L’organisation de cette table ronde fait suite à un cycle électoral inédit, ayant conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution et au renouvellement des institutions dans le cadre de la Transition engagée après le 30 août 2023. Acteurs politiques, représentants institutionnels, partenaires internationaux et société civile se retrouvent pour analyser les forces et les faiblesses du système électoral, avec pour ambition d’en renforcer la crédibilité à l’avenir.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé la portée historique de ce moment. « La confiance de nos citoyens dans le processus électoral est essentielle pour consolider la légitimité de nos institutions », a-t-il déclaré, saluant les efforts collectifs ayant permis l’instauration de la cinquième République.
Des réformes profondes réclamées
Le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a replacé les enjeux dans une perspective historique, évoquant l’évolution du système partisan gabonais depuis l’indépendance jusqu’au retour au multipartisme. Face aux défis persistants en matière de représentativité et de participation citoyenne, il a appelé à des réformes en profondeur. « Ce symposium est une opportunité unique de réflexion et d’échange sans tabou », a-t-il affirmé.
Le PNUD, partenaire technique de l’initiative depuis sa sollicitation officielle en octobre 2024, partage cette ambition. Sa représentante résidente, Rokya Ye-Dieng Mba, a insisté sur la nécessité d’aboutir à des conclusions consensuelles : « Nous espérons que des axes prioritaires de réforme du processus électoral seront définis de manière consensuelle. »
Un agenda concret pour les travaux
Au-delà des prises de parole officielles, les ateliers porteront sur l’ensemble des phases du processus électoral : inscription des électeurs, encadrement des candidatures, gestion logistique des scrutins et traitement du contentieux. Les participants sont également attendus sur des questions précises telles que la révision du fichier électoral et la formation des acteurs impliqués.
À l’issue de ces deux jours de travaux, les autorités entendent traduire les recommandations en réformes structurelles. L’objectif affiché : améliorer la gouvernance électorale et consolider les bases d’une démocratie stable, inclusive et crédible au Gabon.





Commentaires récents