En partenariat avec la fondation merck, » ma bannière », sa fondation, ces deux entités viennent de lancer le programme » educating Linda » qui vise un accompagnement scolaire des jeunes filles vers leur autonomisation.
Face aux jeunes apprenantes récemment, le discours de la première dame Zita Oligui Nguema portait sur »les valeurs de discipline, de persévérance, de travail et de confiance en soi ».
Dans la foulée de ses échanges avec la jeunesse féminine, d’ importants lots de matériels didactiques ont été distribués sous forme de dons. L’initiative vise à » réduire les inégalités entre élèves et à promouvoir l’éducation comme un outil de développement personnel et national ».
Initiative à pérenniser surtout dans un secteur où les jeunes filles ont du mal à décoller scolairement du fait de nombreux facteurs bloquants dont les grossesses précoces et la précarité parentale, contraignant ces jeunes apprenantes à la débauche.
De nombreuses apprenantes issues de familles économiquement faibles, faute d’ outils pédagogiques qui représentent pour ces familles une difficulté majeure, préfèrent abandonner les études.
Le phénomène, comme une maladie endémique, ravage toute la jeunesse gabonaise. Filles ou garçons, tous ces genres sont liés par le même destin fatal.
Il est vrai que Zita Oligui Nguema, dans son action caritative, a choisi son champ d’ interventions qui cible uniquement les jeunes filles en considérant qu’elles sont les plus vulnérables, mais les jeunes garçons ne sont pas moins exposés aux mêmes vicissitudes de la vie surtout qu’il est question d’une action inclusive qui devait aussi inclure la jente masculine.
On peut comprendre le choix fait par la première dame du Gabon, elle situe, sans doute, son action dans une société assez marquée par le poids des traditions où l’ avenir de la femme c’est d’ être sous le toit de son homme, donc au foyer, en digne femme soumise du fait d’une tradition sexiste héritée de la société traditionnelle.
Il n’ est pas rare de constater que nombreux, ayant des femmes instruites s’opposent à ce qu’elles travaillent ou fassent des études supérieures.
Pour justifier une telle derive autoritaire conjugale, certains imbéciles brandissent le facteur insoumission. Donc, de leur point de vue, une fois à la maison conjugale, la partenaire bardée de diplômes et du haut de son marocain, sera moin soumise et sera enclin à installer au foyer un climat concurrentiel dont ne peut s’accommoder l’époux.
Les plus intégristes préfèrent carrément faire de leurs conjointes des vigiles de la maison.
Gustave Irapula





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