Plus de 7 200 étudiants envoyés par l’ État gabonais dans des établissements privés menacés d’expulsion faute d’ acquittement des frais d’ écolage. Apprend-on de notre confrère Gabonactu.
59 promoteurs affiliés à la conférence des grandes écoles universitaires du privé (cgeup) se réunissent ce weekend pour décider de la conduite à tenir après leur décision de faire payer aux parents d’étudiants 50 pour cent des frais scolaires avec les promesses hypothétiques de remboursement quand l’ État consentira à éponger l’ardoise. qu’est-ce qui peut expliquer un tel désastre dans un pays pourtant classé parmi les plus riches de la sous-région d’ Afrique centrale?
Si les étudiants vivant au Gabon subissent un tel sors, qu’en est-il alors de ceux envoyés dans des écoles et universités à l’ étranger?
Il en est qui accusent plus de 4 mois d’ arriérés de bourses non payées. Une catastrophe pour nos jeunes étudiants réduits à vivre d’ expédients. Pour la plupart, des bambins qui vivent loin de leur pays et de leurs familles. Il n’ y a pas meilleur moyen de pousser ces jeunes à la débauche. D’ ici là que nos jeunes se lancent dans la drogue et la prostitution devrait-on s’en émouvoir?
Enfin, soyons un peu sérieux, nous sommes où là ?
L’ on comprend la détermination revendicative des syndicalistes de l’ éducation nationale qui n’ entendent plus payer le prix de la gestion hasardeuse des finances publiques domestiquées par des réseaux mafieux voire maçonniques.
Le problème se trouve à quel niveau? Est-il conceptuel ou structurel dont les stratèges sont ces gens arrogants qui, du haut de leurs acquis, passent pour le nombril du monde sinon le centre de gravité?
Des gens qui, dépouillés de leurs positions, se rapetissent, réalisent finalement, avec stupéfaction, qu’aucune condition n’ est permanente. Elle est comme un vortex qui tourne indéfiniment dans les sphères célestes. Et quand la réalité les rattrape, ils quittent la bulle de leurs illusions pour avoir les pieds sur terre.
Ils sont combien ayant occupé des grands postes dans la grande administration et qui sont réduits à leur plus simple expression?
Les Bongo avaient des courtisans à leur cours. Mais lorsque les Bongo sont tombés en disgrâce, tous ont disparu.
Que le pouvoir actuel ne se fasse pas d’ illusions, les alliés zélés d’ aujourd’hui seront les redresseurs de conscience de demain.
Geneviève Tillue





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