Depuis que Libreville et ses banlieues traversent une grave crise de l’ eau et de l’ électricité et que la société d’ énergie et d’ eau du Gabon( seeg) est exposée à la vindicte populaire pour manquements graves dans les missions qui sont les siennes, ses agents qui craignent pour leur sécurité dans l’ exercice de leur fonction, ont mis en place une stratégie de simulation, voire de camouflage afin d’ arpenter, en toute sécurité, les quartiers de Libreville et d’accomplir les tâches quotidiennes.
Les gilets fluorescents frappés au logo de cette société, ont presque disparu, car rangés du fait des représailles potentielles de la part des populations désabusées par de nombreux dysfonctionnements au niveau de la fourniture des services.
De nos jours il n’ est plus bon d’ être identifié agent de la seeg dont la seule allusion suscite lire des populations dont les désagréments subis au quotidien sont un élément déclencheur de cette irritation généralisée.
Vivres frais infectes à la consommation parce que coupés de la chaîne de conservation frigorifique, appareils électroniques hors d’usage du fait des coupures électriques, véritable naufrage social dont la seeg semble peu se soucier.
Le désastre causé aux clients de la seeg a des conséquences inestimables.
Coupures d’électricité et d’eau, récurrentes, n’ épargnent personne. Inutile de porter le désagrément subi à la direction juridique en charge des conflits. Une perte de temps pour les usagers et une occasion pour cette boîte qui a pignon sur rue de démontrer sa toute puissance qui, du haut de son monopole acquis dans des conditions opaques, se fiche des lamentations et plaintes de ses clients.
Les populations de essassa sur la nationale 1, le 26 mai dernier, désabusées par des coupures d’eau et d’électricité, ont posé des barricades pour exprimer leur mécontentement.
Mais jusqu’à quand va durer cette désolante situation qui devient un sérieux boulet aussi bien pour la seeg, que pour l’ Etat gabonais qui peine à assurer aux Gabonais le mieux être, un confort social dont tous rêvent?
Pour ce qui est du déficit énergétique, pour le combler, la seeg, aidée par l’ Etat gabonais, l’ un de ses grands créanciers et présenté comme mauvais payeur, avait promis fournir une énergie additionnelle afin de corriger le déficit énergétique.
Mais tout cela n’ était donc que du vent puisque les populations continuent de subir les conséquences de l’ amateurisme managérial et stratégique d’ une société passée experte dans l’ art de l’ incompétence professionnelle et de l’ enfumage.
La centrale thermique d’alenakiri qui a une capacité énergétique de 70 mw, selon les documents officiels du ministère de l’ énergie datant de 2013, 120 mw en fonctionnement selon global energy monitor, avait été construite pour alimenter en énergie la Zone économique de nkok sur la nationale 1. Et le trop plein énergétique devait servir d’ énergie additionnelle pour desservir Libreville et ses environs confrontés à des coupures intempestives. Tout comme, la centrale électrique flottante, Karpowership, navire-usine attaché au sud de la capitale gabonaise dont la capacité est estimée à 150 mw.
Le contrat signé le 9 mai 2025 à Libreville entre karpowership global dmcc, la seeg et la République gabonaise, apparaît comme une alternative inopérante qui, pourtant, avait suscité de grands espoirs mais qui, malheureusement et contre toute attente, se sont transformés en désillusion.
La pénurie d’électricité s’enfonce chaque jour comme si ces solutions sparadraps empiraient une situation devenue intenable.
Laure Patricia Manevy





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