Tout part d’ un audit diligenté par le ministère de l’ Éducation nationale en mars dernier au lendemain des mouvements d’ humeurs récurrents des enseignants. L’ audit a mis en lumière plusieurs irrégularités financières ayant servi de base d’ investigation à la police judiciaire.
L’ affaire éclate début juin lorsque la police judiciaire met le grappin sur une vingtaine d’agents de la direction centrale des affaires financières( DCAF) de ce ministère pour malversations financières présumées.
Ils sont soupçonnés d’ avoir, par une mécanique bien huilée, versé dans des surfacturations par bons de caisses interposés. Le montant atteindrait les 560 millions de FCFA environs.
Les mis en cause, pour leur défense, indiquent qu’ils n’étaient que de simples exécutants d’ ordres donnés par la hiérarchie, parce qu’ils ne sont »ni administrateurs ni ordonnateurs de crédits ». Argumentent certains.
Ils seront, dans les tout prochains jours, présentés au juge d’instruction qui décidera de la suite pénale à donner à cette affaire.
Par ailleurs le ministère est face à un autre scandale qui fait tâche d’ huile, celui de la présence d’agents fantômes dans son fichier. On dénombre 756 agents au total. L’ enquête suit son cours afin d’ établir les responsabilités.
Geneviève Tillue





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