Un protocole d’accords avec les autorités de Libreville a été signé par les deux parties le 22 juin 2026 à Libreville.
Ce protocole d’accords permet à Shell d’entamer la phase d’évaluation du potentiel de plusieurs blocs offshore et en eau ultra-profonde non encore explorés dans le vaste bassin au large des côtes gabonaises. Il s’agit d’ une phase d’études techniques. Si elle s’avère concluante, la multinationale anglaise pourrait entamer à court ou long terme la phase d’ exploitation et de partage de production avec la partie gabonaise.
Shell ne revient pas seule au Gabon. Avec elle, BP et ExxonMobil qui se bousculent déjà au portillon afin de finaliser les discussions entamées depuis des mois avec le gouvernement gabonais.
Le retour de ces multinationales est loin d’être le fait du hasard, il s’inscrit dans une dynamique geo-stratégique impulsée par le nouveau code pétrolier totalement révisé avec plus de visibilité pour les investisseurs. Stratégie mise au point dit-on par le patron actuel du ministère du Pétrole Clotaire Kondja.
En 2016 Shell, qui ne trouvait plus son compte, avait préféré faire ses valises, cédant ses actifs à Assala Energy. Car ses investissements en offshore étaient trop coûteux.
La recherche en eau profonde coûtait à la multinationale des milliards. Aujourd’hui, avec l’ évolution technologique, l’ offshore qui nécessitait des sommes faramineuses d’investissements est désormais accessible avec des budgets moins lourds.
Plusieurs multinationales qui avaient plus ou moins freiné le rythme des recheches en eau profonde du fait des coûts très prohibitifs, réinvestissent le secteur, profitant du nouvel environnement technologique qui offre des coûts allégés.
Shell profite donc de cette opportunité pour sonder à nouveau les profondeurs des eaux gabonaises.
Gustave Irapula
.





Commentaires récents