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Gabon : rafle d’orpailleurs clandestins dans la province de la Ngounié par les forces de l’ordre

Les militaires, armes au point, ont fait une descente musclée le 23 juin 2026 dans les sites aurifères du district d’eteke à une quarantaine de kilomètres de Mimingo chef lieu du département de l’ ogoulou. Plusieurs orpailleurs artisanaux clandestins présumés ont été interpellés. Parmi eux les autochtones et d’ autres nationalités d’ origine étrangère dont les Chinois souvent mêlés dans des activités illégales sur fond de corruption active.


Ces interpellations interviennent au lendemain de la suspension provisoire de l’ exploitation, de l’ exploration et de toutes les activités liées à cette activité orifère dans toute l’ étendue du territoire national. Une mesure décidée par les pouvoirs publics qui entendent mettre de l’ ordre dans ce secteur dont le contrôle leur échappe.


Un secteur en proie à un pillage intensif de l’ or qui devenait comme une sorte de no man’s land, une zone autonome, ou de non droits mêlée à tous les trafics illicites.
Le précieux métal n’ était jamais déclaré aupres des services des Mines en charge du contrôle des quantités extraites. Métal écoulé sur le marché noir via des filières transnationales assez complexes.


Des autochtones pris au filet des forces de l’ ordre sont ceux n’ ayant pas d’ autorisation d’ exploitation délivrée par le ministère des Mines contre une taxe forfaitaire fixée à 50 000 FCFA. Quant aux opérateurs chinois, leurs contrats d’ exploitation était déjà arrivé à échéance; nous confie une source proche du dossier.


Malheureusement ces peuples autochtones ont continué leur activité sachant bien qu’ils tombaient, de ce fait, sous le coup de l’ illégalité.
Leur point focal, un certain Omanda que l’ on aperçoit sur cette photo lors d’une opération de remise de dons aux populations, serait activement recherché par les forces de l’ordre.


Les populations autochtones arraisonnées ont-elles seulement été informées à temps sur les conditions d’exploitation d’ or via des campagnes de sensibilisation aux mesures de conformité, ou étaient-elles mises simplement sur le fait accompli?
La question s’impose. Car pour ces orpailleurs artisanaux qui font dans la thesaurisation puisque n’ ayant aucune structure bancaire où déposer l’argent tiré de l’ activité orifère, on doute fort que s’ils avaient été informés, ils se seraient conformés à la législation gabonaise en matière d’ exploitation artisanale du métal dont ils tirent l’ essentiel des revenus.

Geneviève Tillue

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