La diaspora camerounaise s’enflamme. Elle secoue, par la toile interposée, le pouvoir de Yaoundé soumis à un pillonage médiatique intensif.
Les réseaux sociaux, telle une arme idéologique de destruction massive, sonne la charge.
Chantal et son cher époux de président Paul Biya sont invités à dégager afin qu’ils intègrent un hospice où ils pourront recevoir des soins palliatifs pour personnes très âgées afin de les accompagner dans leurs derniers jours. C’est le message lancé au couple présidentiel par la diaspora camerounaise qui ne veut plus voir à la tête du pays un individu quasiment HS, rongé par l’ âge et le pouvoir.
À 93 ans, Paul Biya avec tous les fossiles politiques de son calibre à la vitalité étonnante, séniles, incarnent la tragédie africaine sinon l’ apocalypse d’ un système politique qui remue terre et ciel pour sa survie. Un système prêt à s’offrir, au prix fort, chez les alchimistes, la pierre philosophale pour sa régénérescence et obtenir enfin l’immortalité.
L’ Afrique est face à ses curiosités historiques. Des individus pourtant au crépuscule de leurs vies, lâchés de part et d’autre par toutes les facultés psychiques, aidés par quelques profitos-situationistes qui leurs servent de béquilles, se fossilisent au pouvoir contre vents et marées.
Le cas du président Paul Biya est atypique et déroute tout entendement.
L’ homme marche à peine, il est comme tracté tel un robot télécommandé. Une honte pour le continent et l’ élite camerounaise corrompue qui restent muets sinon complices de la bêtise crasse.
Il en est même, pour justifier l’ injustifiable et expliquer l’ éternité au pouvoir de Monsieur Paul Biya, se lancent dans un sophisme imbécile.
L’ occident qui soutient les dictateurs durables africains au nom de leurs intérêts, tolère ce qui ne peut être accepté dans les démocraties occidentales.
Il est vrai que l’ Europe a vu défiler des monarques investis de pouvoirs théocratiques genre Franco, Mussolini, Nicolae Ceausescu, Bonaparte, mais en plein 21e siècle, le peuple occidental n’ est pas prêt de s’accommoder de tels vestiges qui, de nos jours, relèvent des hérésies historiques.
Si l’ Occident en est à soutenir des dictateurs durables, c’est parce que à ses yeux, les Africains font partie des »facteurs résiduels », tel que théorisés par les pères de l’ ultra-libéralisme tel que Freidrich Auguste Von Hayek.
Les Africains sont perçus comme des déchets jetables non productifs dont le certificat d’ humanité souffre encore de controverses idéologiques sournois.
Pascal Laurent





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