AccueilNécrologieL'artiste gabonais Max Makolani n'est plus

L’artiste gabonais Max Makolani n’est plus

L’homme a succombé à un double accident vasculaire cérébral (AVC) dans la nuit de vendredi à samedi à Port-Gentil, où il s’était établi depuis plusieurs années.


C’est la faune artistique tradi-moderne qui perd là une des grandes figures de la scène artistique gabonaise, qui a su valoriser la tradition bien qu’étant un profane des rites initiatiques tel le bwiti missoko, auquel il n’était pas initié. Assez atypique pour un enfant né d’une fusion entre les ethnies puvi et massango, des ethnies du sud du Gabon, gardiennes des savoirs traditionnels.
Son amour pour la musique, c’est toute une histoire qui, sans doute, relève d’un héritage ancestral qu’il ne voulait pas apprivoiser du fait des contraintes traditionnelles et des restrictions.


« En fait, son amour pour la musique naît des chansons qu’il écoutait et qu’il mimait à longueur de journée », a confié Christophe Bouka, qui a côtoyé l’homme.


« Max Makolani, le souvenir que je garde de lui, c’est l’un des rares de notre communauté qui a su vulgariser nos cultures traditionnelles et fait connaître notre ethnie », a confié pour sa part, dépité, Simplice Mouango Bouguenza, cadre originaire de l’Ogooué-Lolo, d’où est originaire Max Makolani, un septuagénaire qui s’en est allé.

Gustave Irapula

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