Cette ONG, dont le siège social est situé au PK 13 de Libreville et dont la sortie officielle est annoncée pour le 28 juillet à l’Institut français de Libreville, est active sur le terrain depuis trois ans.
Sa fondatrice est une jeune Gabonaise, Ndombi Boussiongou Bouassa épouse Morat, qui vit en France depuis quelques années.
Lauréate en juin 2013 de la première édition des « Okoumé de l’administration gabonaise », organisée par le ministère de la Famille et des Affaires sociales, elle obtient un stage de formation en France qui lui permettra de parfaire ses compétences en matière d’accompagnement social.
Lauréate dans la section Dévouement, cette jeune Gabonaise est issue du Centre d’accueil pour enfants en difficulté sociale (CAPEDS) d’Agondje, au nord de Libreville. Son ONG, qui compte une vingtaine de membres, forme des Gabonais intéressés par le métier d’aide et d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.
L’ONG donne aux auxiliaires de vie sociale une formation d’une durée de trois mois, assortie d’un stage de deux semaines aux domiciles des personnes en difficulté sociale.
À la fin de la formation, les auxiliaires acquièrent des compétences dans le domaine.
Cette ONG spécialisée dans l’aide et l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie évolue sur un terrain où les structures spécialisées dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie sont quasiment inexistantes, voire embryonnaires.
Horizons nouveaux, spécialisée dans l’accompagnement des sujets trisomiques, malvoyants, autistes, et autres sujets atteints d’Alzheimer, de déficience mentale ou auditive, reçoit ses pensionnaires en ambulatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, et le relais est assuré par les parents n’ayant aucune compétence en la matière.
Des structures spécialisées telles « Le Cœur d’or de l’okoumé », forte de sa vingtaine d’auxiliaires de vie sociale et de spécialistes en matière de santé publique, prennent le relais pour un suivi à domicile.
Le Gabon accuse un sérieux déficit d’hospices et de maisons de retraite.
À Sainte-Marie existe une petite structure aux moyens minimalistes qui accueille des personnes du troisième âge vivant dans la précarité et jetées à la rue par des proches sous des prétextes fallacieux de sorcellerie. La structure fonctionne avec les moyens du bord, issus de legs et de dons de la part d’âmes sensibles.
Les personnes en situation difficile au Gabon se retrouvent dans une situation peut-être pas aussi stigmatisante, mais qui en a tout l’air.
Il est vrai que les personnes âgées en Afrique vivent en famille, à défaut de les parquer dans des hospices qui n’existent pas, mais seulement ces personnes en difficulté sociale en Afrique deviennent tels des boulets familiaux que l’on range, comme ironisait monsieur Morat, un connaisseur du milieu, dans les « placards ».
L’ONG « Le Cœur d’or de l’okoumé » apporte une solution à ces personnes en détresse.
Les personnes en perte d’autonomie et réduites à une assistance sociale ne seront plus condamnées à vivre telles des parias, mais comme des personnes à intégrer socialement sans les stigmatiser.
L’État gabonais doit encourager et accompagner ce genre d’initiative d’intérêt public via des subventions. Car l’accompagnement à domicile des personnes en perte d’autonomie par des accompagnants éducatifs et sociaux (AES) spécialisés dans le médico-social a un coût.
La sortie officielle sera l’occasion de remises d’attestations aux auxiliaires de vie sociale.
Gustave Irapula






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