Jeudi 3 septembre 2026, le bouchon, à vous couper le souffle, était monstre sur l’axe routier allant des feux tricolores de Noumbakele pour rallier Akebe-ville dans le troisième arrondissement de Libreville. La voie était obstruée par des tentes et des chaises installées sur la voie publique que l’on a transformée en un espace mortuaire.
Il était impossible à tout automobiliste d’emprunter cette voie. De part et d’autre de l’axe, les usagers de la route ont dû faire demi-tour pour emprunter des détours sinueux.
Cela est devenu une tradition au Gabon : on veille le mort en plein milieu de la chaussée au mépris des usagers de la route. Une situation incommodante qui est loin d’offusquer outre mesure les autorités municipales, peu soucieuses du confort des usagers. La taxe municipale exigée contre cette pratique caractéristique de l’incivisme manifeste passe, sans doute, avant tout.
Pour les morts dont les parents n’ont pas assez d’espace pour la veillée funéraire, les pompes funèbres et des particuliers proposent des salles dotées de toutes les commodités.
Mais diantre, pourquoi alors veiller le mort sur la voie publique alors qu’il existe des espaces réservés à ce type de situation ?
Sans doute l’option de passer par la mairie pour des autorisations d’organisation des funérailles sur la voie publique vise-t-elle à payer à moindre coût, contrairement aux coûts pratiqués par des tiers et les pompes funèbres.
Pour la mémoire du disparu, organiser ses obsèques en pleine rue pose quand même un problème de dignité.
De deux choses l’une : soit le mort, de son vivant, n’avait pas construit de maison, se contentant des locations, surtout que certains bailleurs n’acceptent pas qu’on pleure les morts dans leurs maisons qui, dans l’imaginaire social, portent malheur ; soit le mort a investi dans une zone inaccessible où les parents ont certes l’espace, mais se débinent pour de multiples raisons : ceux qui viennent aux obsèques sont nourris aux frais de la princesse ou prennent carrément leurs quartiers au lieu du deuil, avec tous les dégâts infligés en pareilles circonstances.
D’où la voie publique qui apparaît comme la solution alternative. Simplement pathétique !!!
Gustave Irapula






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