Après un don de 6 vélos tout-terrain fait au Gabon par la France, le tour revient aux Émirats arabes unis de faire don d’une vingtaine de véhicules blindés. C’est comme si la France et la fédération créée le 2 décembre 1971 s’étaient coalisées pour humilier le Gabon, que l’on dit pourtant riche.
Une hérésie pour un pays, pourtant exportateur de pétrole, de bois et de manganèse, avec un potentiel faunique et floral très riche. Chose que n’ont pas les Émirats arabes unis, composés d’Abou Dhabi, Dubaï, Charjah, Ajman, Oumm al-Qaïwaïn et Fujaïrah. Un espace désertique dont les villes modernes sortent de terre seulement le 2 décembre 1971, donc 11 ans après l’indépendance supposée du Gabon, qui exploite son pétrole et son bois depuis les années 40.
Comment alors comprendre qu’on en soit descendu aussi bas, au point de recevoir des dons de la part de pays ne disposant pas du potentiel de richesses enfouies dans le sol gabonais ?
Il n’y a pas pire injure. Ce genre de don à valeur minimaliste est le genre que l’on fait aux pays pauvres très endettés.
Le Gabon mérite mieux.
Les prix des véhicules blindés oscillent entre 300 000 et 550 000 €, sinon plus pour ceux spécialisés dans le transport de troupes ; le Mamba Sherpa Light, entre 500 000 € et 900 000 €.
Le Gabon a de quoi s’offrir ces engins de répression sans pour autant accepter d’être humilié de la sorte.
Il faut un peu d’orgueil national.
La coopération inter-États est à encourager, certes, mais elle ne doit pas être au rabais, se dévaluer via des postures qui rappellent le comportement paternaliste des anciens maîtres blancs.
Brice Clotaire Oligui Nguema doit revoir la copie de sa gouvernance.
Gustave Irapula






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