Ce chanteur compositeur gabonais, qui s’éclipse à 73 ans, avait disparu depuis des décennies non seulement de la scène artistique mais aussi de l’espace public de la ville d’Oyem, au nord du Gabon, la maladie le rongeant à petit feu. Il rendra finalement l’âme lundi 3 juillet à Oyem, où il s’était retranché. Sa silhouette de sex-appeal et ses perruques quelque peu extravagantes, propres à toutes les stars de la faune artistique pop, dressaient le portrait de ce crooner, l’un des premiers Gabonais à se faire connaître dans l’univers disco qui, à la fin des années 70, s’impose, à côté du pop-rock, comme un courant musical à l’influence planétaire.
Ses mélomanes le découvrent surtout avec la reprise de « Hey Joe » de Jimi Hendrix, un afrodescendant, icône du rock psychédélique et héros de la guitare ayant réinventé la pop music, et dont Jimmy Ondo était un fervent admirateur.
La version de « Hey Joe » en version disco, jouée en featuring avec le groupe américain les Gibson Brothers, avait séduit de nombreux mélomanes.
Jimmy Ondo, à son actif, compte plusieurs albums composés en featuring avec Alain Bernard Bongo, dont il mettra le pied à l’étrier.
La carrière de Jimmy Ondo, bien que couronnée de succès, comporte néanmoins quelques points noirs.
L’homme avait eu des contrariétés en matière judiciaire dans le meurtre d’une bénévole américaine du Peace Corps. Mais son innocence avait finalement été reconnue par la justice à l’issue d’un procès au tribunal de première instance de Libreville.
Ghoze Lucifera






Commentaires récents