lundi, janvier 19, 2026
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AccueilAfriqueCAMEROUN :PRÉSIDENTIELLE DE TOUS LES DANGERS !

CAMEROUN :PRÉSIDENTIELLE DE TOUS LES DANGERS !

La toute dernière élection présidentielle au Cameroun est, plus que les précédentes, très préoccupante à bien des égards. Et pour cause, de nombreux facteurs menacent l’équilibre politico- socio- économique du pays, en même temps que ce qui s’y passe peut, à court, moyen ou long terme, représenter un dysfonctionnement dans la sous- région d’Afrique centrale.

Les Camerounais ont- ils tort de procéder par la violence et la manifestation pour tenter d’exprimer leur ras-le-bol face à un pouvoir visiblement atteint par la limite d’âge et par conséquent incapable de se renouveler et de créer les conditions d’une éclosion sociale, malgré les trop nombreuses opportunités qu’offre cet État charnière entre l’Ouest et le Centre africain ? On serait tenté de se le demander s’il nous reste encore un minimum de bon sens. Un chef d’État de 92 ans dont les apparitions deviennent fantomatiques et qui n’a pas su jouer la carte de la succession quand chez ses voisins congolais et équato- guinéen, la question de la « guerre successorale » est d’actualité avec, bien sûr, sa dose de pigmentation, est- ce celui- là, s’interrogent bien d’observateurs de la vie politique africaine, dont la majorité des Camerounais a besoin pour affronter les défis qui se présentent devant eux et que plus de quarante ans de magistère n’ont pas pu élaguer ? À les entendre parler, on a juste comme l’impression qu’ils sont pour l’essentiel à bout de souffle et sont en quête de celui qui pourrait leur apporter une bouffée d’oxygène et leur permettre de changer les rêves cauchemardesques en songes plutôt féériques. Sinon, qu’est-ce qui a bien pu les pousser prendre la rue à Nkongsamba, Garoua, Douala et même Yaoundé, parfois au prix de leur vie, si ce n’est l’idée de lutter contre la dégradation continuelle de leurs conditions de vie, leur avenir qui se dessine forcément en pointillés et le mutisme des autorités du Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC) fonctionnant comme Parti- État, incapable de renouveller ses paradigmes et de surtout les adapter à l’air du temps ?

« Les hommes font l’histoire,… »

De Karl Marx, le héros de « La lutte des classes », nous retiendrons ce mot très interpellateur « Les hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font ». Faut-il penser cela concernant Paul Biya-Bi- Mvondo ? Rien ne dispense d’envisager à son encontre cette cuisante réalité qui glace l’esprit de « compatriotes » dont ceux que l’armée arrosé de gaz lacrymogènes, de jets d’eau et même éliminent en criblant leurs corps, contre les principes régissant ses activités, de balles réelles que trahissent les détonations et les innombrables victimes enregistrées sans que la communauté ne déplore ces actes d’une barbarie inouïe. Dire que cette même armée fait face à des crises majeures qui tardent à trouver solution: Boko Haram, frontière centrafricaine et bien- entendu crise anglophone. Où sont l’Union africaine (UA), l’Organisation des Nations- Unies (ONU), le Haut- Commissariat pour les Réfugiés (HCR), la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH), la Food Agricultural Organisation (FAO) et autres, prompts à jouer les médecins après la mort chaque fois qu’il s’agit de sauvegarder, au nom de principes tacites, les intérêts des dynasties africaines autoproclamées ? Décidément, l’interpellation de la fille de « Pôpol », la nommée Brenda Biya, interdite d’Étoudi, n’aura pas suffi à dissuader le « Sphinx de Mvomeka » d’entendre la voix de la raison pour enfin qu’il renonce à un huitième mandat de trop, huitième mandat qui pourrait, au cas où les choses tournaient au vinaigre, impacter la sous- région d’Afrique centrale qui reste curieusement consentante et la faire basculer dans une crise multisectorielle sans précédent qui commencerait par une politique et s’étalerait, à n’en point douter, a une humanitaire et socio,- économique dont l’ampleur peut d’ores et déjà être mesurée, à moins que l’on soit abonné à la politique de l’autruche. Feu Gnassingbé Agbé Éyadema n’invitait- il pas ses pairs à aider le voisin à éteindre les flammes qui consument son domicile avant que celles- ci ne se propagent aux leurs ?

Leno Koleba

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