Les crimes financiers sont un frein au développement d’un pays. De nombreux pays sous-développés dont certains sont en Afrique subsaharienne sont l’expression parfaite de cette dérive managériale dont de nombreux hauts commis de l’État sont des coupables avérés mais qui jouissent d’une immunité quasi constitutionnelle.
De nombreux pays pourtant colonisés, ont opéré le miracle de développement inattendu. Le cas de la Chine qui devient la première puissance économique mondiale ou presque, pourtant colonisée et humiliée par une myriade de colonisateurs pendant des siècles, a su tirer son épingle du jeu; la Corée du Sud, grand géant en matière d’ innovation technologique numérique, hongkong devenu un modèle de développement, Taiwan, bref, les ex-colonies, du fait de leur situation d’ une grande volatilité, ont atteint, malgré tout, un niveau de développement qui laisse songeur.
Dans certaines colonies d’Afrique subsaharienne, le constat est un désastre affligeant.
Le cas du Gabon
Il est connu de tous que Paris l’ex-metropole, n’ a pas vraiment accordé un moment de répit à ses ex- colonies qu’elle continue de spolier au nom du » code de l’indigénat » une version améliorée du »code noir » nouvellement abrogé par l’ Assemblée nationale française et en instance de deuxième lecture à la deuxième chambre du parlement, 178 ans après son adoption par les esclavagistes caucasiens rédigé sous Louis xlv par Colbert en 1685.
Si cette prédation structurelle des Etats colonisés par la France est une réponse à la difficile équation du sous-développement endémique de ce petit pays d’ Afrique centrale qui compte à peine un peu près de deux millions d’habitants et qui dispose d’un gisement minier, forestier et halieutique impressionnant, les guignols souvent placés à la tête de nos Etats sans état d’âme et sans vision aucune, font de la gestion d’un pays un jeu de casino où les gains sont capitalisés individuellement et les pertes inscrites en pertes et profits du grand livre de la comptabilité publique. Certains dirigeants transforment ce pays en une PlayStation, une console de jeux où ils imaginent des perspectives irréalistes, en fait des fantasmes qui, enfuient dans leur subconscient, ressurgissent à la surface de la conscience au point de se transformer en une sorte de pathologie obsessionnelle compulsive.
Malgré les mécanismes et les structures de contrôle mis en place par les pouvoirs publics pour endiguer la saignée financière, le phénomène s’enracine durablement au point qu’il devient même une culture nationale réprimée mais tolérée.
L’exemple de la Chine
Pour lutter contre les crimes financiers, elle a pris des mesures fortes certes impopulaires, mais qui s’imposaient face à l’ urgence de lutte contre les défis de corruption et de détournement de fonds publics dans le pays.
C’est dans cette urgence que la Chine a mis en place des mesures coercitives : peine capitale pour les indélicats.
Le dessin animé japonais
Naruto, est un bel exemple d’ illustration de cette lutte contre les crimes commis contre l’État.
Ce dessin animé japonais brosse une trame qui montre l’ intérêt du pays qui doit être placé au dessus de la famille biologique.
L’État Étant le corps social, le spolier à son profit individuel doit être considéré comme un crime de haute trahison.
Hitachi, héro du dessin animé, fit exécuter tous les membres de sa tribu parce que ayant manqué au sens du patriotisme. Pour lui son clan devenait une menace pour la stabilité sociale.
Pour cela il a fait un choix capitale: la famille ou la patrie.
Au Gabon où les détournements deviennent une institution, il est peut-être temps d’ instituer la peine capitale pour des crimes économiques. Car il y a péril en la demeure.
Ghoze Lucifera





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