AccueilPolitiqueLes causes profondes du sous-développement au Gabon: des pistes de solutions

Les causes profondes du sous-développement au Gabon: des pistes de solutions

Le Gabon est un vaste grenier qui nourrit quelques familles triées sur le volet et auxquels se greffent quelques individus dont le repêchage passe par d’ obscures affinités tissées via des compromissions ou dans des cercles Philosophiques qui prêchent à leurs disciples une morale sociale sans aucune emprise pratique. Les causes, on les connaît puisque nul n’ en ignore. Malgré tout, un petit rappel s’impose tout de même. Sous la dynastie des Bongo, les détournements de deniers publics étaient la règle et non l’exception.


Des individus, des intouchables, forts de leurs positions sur le sommet de la pyramide sociale, ont mis à sac tout le gisement financier du pays. Comme s’ils étaient tous atteints du syndrome d’accumulation, une pathologie connue par les psychologues cliniciens comme  » des troubles d’accumulation compulsifs » , ils ont amassé des fortunes colossales. Dépouillant le pays de l’ essentiel de ses ressources et, par effet domino, le peuple réduit au minimum de survie.


Sous la dynastie des Bongo, l’étalage des richesses, les fortunes accumulées qui donnaient lieu à des anniversaires entre membres du cartel de nouveaux riches, étaient annoncées sans pudeur dans le milieu.


On entendait des inepties du genre:  » je fête mon cinquantième milliards ». Cette tendance maladive à fêter l’ énième milliard s’ est estompée sous Alain Bernard Bongo devenant ainsi une tradition respectée en toute discrétion, donc loin des oreilles indiscrètes.
Le spectacle offert aux Gabonais lors du procès (le 10 novembre 2024)à fort retentissement de Sylvie Valentin et de son regeton supposé Noureddine où l’ on parlait de sommes d’ argent détournés qui plafonnaient à 440 milliards de francs CFA, n’ est qu’une farce à côté des réelles sommes détournées par  »le clan » Sylvie actuellement en cavale au Royaume-Uni après un simulacre de procès l’ ayant condamné à 20 ans de prison par contumace.


L’ hémorragie financière sous les Bongo était d’ une telle intensité que le Gabon courait le risque d’ un infarctus.
Des milliards volatilisés qui auraient pu industrialiser le pays, construirent des hôpitaux, des centres médicaux, des écoles, des routes carrossables, hélas, ils ont terminé dans les poches de la ruche mafieuse!
Des décennies de gestion hasardeuse sur fond de corruption, de surfacturations et d’ impunité chronique ont plombé les chances du pays à se développer.


Il n’ est pas trop tard. Juste un peu de volonté politique pour faire le ménage : rapatrier toutes les fortunes planquées en eau fiscale offshore dans les îles awai, à Monaco et dans les banques suisses…
Et traquer, où qu’ils soient, morts ou vivants, tous les criminels financiers afin qu’ils répondent de leurs actes devant le procès de Nuremberg dans sa version tropicalisée. Ceux qui ne sont plus de ce monde peuvent être jugés à titre posthume et déposséder leurs ayant-droits leurs biens.

Pascal Laurent

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