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Gabon/ inauguration du palais des congrès à la cité de la démocratie : le PDG invité d’honneur

Dimanche 03/05/2026 dernier, la citée de la démocratie a vu, à l’occasion de l’ inauguration du palais des congrès baptisé Omar Bongo ondimba, du nom de l’ ancien dictateur durable qui a régné pendant près d’un demi-siècle à la tête du Gabon, un monde hétéroclite venu du grand Libreville.


Dans l’aéropage des invités présents à cette rencontre haute en couleur, les membres du parti démocratique gabonais (PDG) dont les militants, en nombre disproportionné, nous ont rappelé les vieux souvenirs de l’ère omarienne, de triste mémoire.


Il est vrai que la présence des membres de ce parti à la cérémonie inaugurale s’imposait de facto, puisque la salle porte le nom de leur président fondateur; une marque de reconnaissance devant l’histoire, celle des fondements de ce qui deviendra la cité de la démocratie. Un site chargé d’ histoire et d’ émotions qui, en juillet 1977 à Libreville, a servi de cadre à la tenue du 14 ème sommet de l’ organisation de l’ unité africaine ( OUA), ancêtre de l’ Union africaine(UA). Et c’est Bongo qui était à la manœuvre, d’ où cette reconnaissance posthume.


Invité certes, mais la présence du PDG, cette formation politique qui, dans son casier judiciaire, incarne la faillite de tout un pays, était inopportune. Cela avait l’ ère d’ une provocation de trop puisqu’elle n’a fait que raviver de vieux souvenirs tristes de son règne à la tête du pays. Il fallait voir leurs tronches et leurs silhouettes dans une exhibition scénique qui rappelaient le bon vieux temps de leur magnificiance de parfaits rapaces. Nombreux avaient même l’ air d’ oublier que la donne avait changé depuis le 30 août 2023 date dite de libération du joug du pouvoir de la dynastie des Bongo. À croire que c’était le PDG qui était à la manœuvre de ces retrouvailles festives, le PDG qui a totalement éclipsé l’ UDB, pourtant le maître d’ ouvrage. Au point où nombreux se demandaient si on était en train de célébrer le 12 mars, date d’ anniversaire de la création du PDG.

Il est vrai que l’ idée d’ inviter les pédegiste au banquet inaugural avait tout son sens puisque le fait de baptiser le palais des congrès du nom de l’ ancien dictateur durable Albert Bernard Bongo devenu par opportunisme idéologique Omar Bongo ondimba, imposait cette invite au nom d’une symbolique à titre posthume à la mémoire du dictateur durable disparu, mais cette présence un peu encombrante a eu le mérite de parasiter l’ ambiance inaugurale.


Le fait d’ associer les pédegiste connus, comme leur maître disparu Bongo, pour leur roublardise, n’ est pas sans conséquence en terme d’ image de marque surtout pour une formation politique jeune et qui peine à prendre ses marques comme l’ UDB dont l’attelage et l’ assise politiques demeurent encore fragiles parce que infiltré de profitos-situationistes qui n’ ont aucune conviction idéologique encore moins le sens du devoir et de loyauté.

PDG- UDB: blanc bonnet bonnet blanc?

Oligui Nguema qui dit n’ être ni  »dans l’autosatisfaction, ni dans le découragement mais dans l’ action » est celui lui-là même qui semble avoir du mal à avoir une parfaite lecture des dédales politiques, un décryptage des signes qui, chaque jour, redessinent le paysage politique et les enjeux d’ un pays qui tarde à décoller sur tous les plans.


La proximité quelque peu coupable avec le PDG, fait douter de la détermination de l’ UDB de prendre ses distances avec ce parti qui traîne derrière lui le boulet de sa mauvaise gestion de la chose publique lorsqu’ il était au pouvoir.


Par effet de contagion, l’ UDB court le risque de ressembler au PDG au nom de l’ adage qui dit que  »qui s’assemblent se ressemblent ».
Quoi d’ étonnant, l’ UDB n’ est-elle pas composée de transfuges pédegiste qui vont là où la raison du ventre les entraine?
Il est vrai, admettons le, qu’il y a de bons et de mauvais pédegiste. Nombreux y ont adhéré soit par opportunisme ou par contrainte, voire par conviction idéologique.


Pour avoir un boulot malgré vos acquis académiques, vous étiez soumis à des compromissions seules passe-droits à toute réussite sociale. Les rétifs terminaient au banc de touche jusqu’à ce que la providence et le destin les sortent de la merde sociale.
Pour les opportunistes dépouillés de toute moralité et tout sens de l’ honneur, ils étaient ouverts à toutes les compromissions possibles, l’ essentiel étant d’ arriver à leurs fins au nom du principe  »la fin justifie les moyens ».
Le Général-Président Brice Clotaire Oligui Nguema en cours de mandat, doit rebattre les cartes s’il veut que son parti survive face aux vents des marées.

Pascal Laurent

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