La cinquième République tambourinée sur tous les toits pour annoncer sa consécration républicaine, aura été donc qu’un laboratoire de l’utopie. La cinquième République, de nombreuses lumières qui conseillent l’hyper président Brice Clotaire Oligui Nguema, avaient pourtant prédit une refondation de l’État, y compris la refondation de ses institutions qui avait d’ ailleurs servi de base réformiste aux putschistes qui, gaillardement, nous promettaient »la restauration des institutions ».
Mais de quelle refondation vit-on aujourd’hui si ce n’est la même rengaine qui imbécilise les Gabonais soumis à une résilience mécanique structurelle et entretenue?
Pendant deux jours, les abonnés de la société d’énergie et d’eau du Gabon (seeg) ne pouvaient payer les tickets edan qui permettent de recharger l’énergie électrique dans leurs compteurs. On imagine l’ampleur du désagrément, un désastre causé par cette interruption brusque de fourniture énergétique.
Aucun communiqué de la part de la seeg annonçant cette interruption temporaire du paiement des tickets edan. Ses clients ont été mis sur le fait accompli. Une méprise royale de ses clients qui n’ ont certainement pas la tradition des tribunaux, car ce sont des procès en cascade qui pourraient inonder le tribunal commercial de Libreville aux fins des réparations du préjudice moral et matériel causé.
C’est dans la psychose de ce désagrément et, curieusement, c’est un jour après que la seeg publie un communiqué informant ses clients que le rétablissement était en cours et progressif.
Deux jours de privatisation énergétique c’est comme deux jours passés au goulag.
La plupart des habitations de Libreville sont construites avec des matériaux non adaptés à l’ environnement tropical.
Les murs en parpaings qui servent de matériaux de base sont un réceptacle de chaleur qui, la nuit tombée, deviennent un refouloir de chaleur accumulée la journée. En l’ absence de climatiseurs et d’ autres moyens de refroidissement par ventilation, passer une nuit dans ces conditions est un enfer terrestre dont la seeg ignore sans doute les dégâts.
Piqûres de moustiques (égal palu), chaleur Intense et interruption du froid exposant les vivres frais à dépérir parce que coupés de la chaîne du froid, autant de désagréments causés aux clients.
La seeg aurait pu préparer ses clients à ce désagrément. Informés, ils auraient pu prendre des dispositions, voire des solutions alternatives afin d’ atténuer les conséquences de ce désagrément.
La seeg, inébranlable, n’a pas daigné pondre le moindre communiqué d’ excuses en direction de ses clients. Normal, elle a le monopole sur la fourniture d’eau et d’électricité sur toute l’ étendue du territoire.
Enfin, que voulez-vous ? C’est la 5e République qui est en marche.
Gustave Irapula





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