AccueilSantéUne boisson toxique vendue à ciel ouvert dans le Grand Libreville

Une boisson toxique vendue à ciel ouvert dans le Grand Libreville

Les autorités gabonaises ferment les yeux devant ce qui devient une menace grave pour la santé des consommateurs vivant au Gabon. Le poison est écoulé au quotidien dans tous les coins et recoins.

Le vin de fabrication artisanale, en passe de devenir une véritable industrie lucrative, est écoulé dans le Grand Libreville, exposant ainsi les consommateurs à de graves risques sanitaires, surtout chez les sujets diabétiques qui risquent l’hyperglycémie du fait d’un fort taux de sucre dans cette boisson.

Le vin frelaté est une mixture d’eau, de sucre granulé, de bois amer pour la fermentation et d’un zeste de vin de palme afin de donner un peu de saveur.

Les consommateurs de ce vin, comme s’ils étaient tous victimes d’une addiction, sont des abonnés de ces lieux de libation excessive où est écoulé ce produit toxique.

Les consommateurs de ce produit, assis autour de tablettes de fortune telles des adeptes de la nécromancie, se délectent jusqu’à satiété sans se douter des risques sanitaires encourus.

Les témoignages cocasses ne manquent pas de la part des accros de cette boisson. Il est souvent rapporté des cas où certains consommateurs sont surpris par une fusion intestinale entraînant une coulante. Emballés dans des costumes-cravates, le corps dégoulinant de sueur, certains consommateurs prennent d’assaut la verdure environnante pour déposer la matière fécale. D’autres défèquent carrément dans leurs frocs, les contraignant à se transformer en globetrotteurs d’occasion parce qu’ils ne peuvent emprunter un transport en commun dans cette incommodité. Ils sont obligés de raser les murs, de prendre des raccourcis, voire des détours afin de passer inaperçus.

Devant tous ces risques sanitaires encourus, qui posent un sérieux problème de santé publique, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les ONG qui disent défendre les droits des consommateurs doivent monter au créneau, fustiger ces marchands de poison qui se font leur beurre sur les risques sanitaires des consommateurs. Et que disent les organismes étatiques en charge du contrôle qualité que sont l’AGANOR et l’AGASA, connues pour leurs descentes de terrain afin de traquer les opérateurs indélicats ?

Gustave Irapula

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