Depuis qu’il a été nommé à ce poste à l’ issue du conseil des ministres de jeudi 25 juin/ 2026, la toile est en ébullition.
Certains internautes, sans doute rongés par un profond sentiment de jalousie devenue pathologique et qui ignorent tout de ses compétences académiques et professionnelles, le réduisent à »un simple animateur ». Comme si l’animation était un sous produit, voire un produit résiduel du spectre médiatique.
Et ce que l’on tente d’occulter, avec une rare habileté, c’est que souvent ce sont les animateurs/ producteurs qui sont les plus capés. C’est le cas d’Africa n’1 qui comptait une majorité d’animateurs détenteurs au moins d’un bac + 5. Dread Paul, Grégory, Patrick Nguema Ndong, Francis Eyen, Ghislaine Mousouami, Diane Davain, Elise Mpako…
En France qui nous sert de référentiel, de nombreux animateurs sont partis du micro pour atteindre toutes les strates jusqu’au poste de PDG de groupes audiovisuels.
On peut citer quelques uns: Patrick Le Lay animateur producteur a terminé PDG de TF1, une des chaînes de France les plus emblématiques voire élitistes; Marc-Olivier Fogiel d’animateur de l’ émission »on ne peut pas plaire à tout le monde » à DG de BFM TV, bref, aux États-Unis des producteurs/ animateurs sont aussi partis du plateau à Directeur, le cas de Jim Lehrer animateur/ producteur de PBS, la liste est longue de ces animateurs ayant occupé de hautes fonctions dans le monde médiatique sans que cela ne heurte outre mesure la sensibilité de ces petites gens à la culture étriquée et à l’esprit obtus qui sont convaincus qu’il faut absolument être journaliste pour diriger un média du service public. Comme si journalisme rimait avec administration des entreprises de presse, un module, il est vrai, enseigné en cycle journalisme. Mais qui ne dispose pas le journaliste peu outillé à gérer les entreprises de presse. Car ses compétences en la matière demeurent embryonnaires à côté de celles du spécialiste.
Quoi de plus étonnant, on est au Gabon où règne une lamentable confusion des genres en passe de devenir une certitude scientifique.
Au Gabon on a vu arriver à la tête de la radio télévision gabonaise, l’ ancêtre du groupe Gabon-Télévision, des animateurs/producteurs, des techniciens, des réalisateurs et ceux issus de l’ ingénierie du son.
Augustin Letamba, Jaques
Adhiaheno, Willy Combeni, Luc Mvouamba, n’ étaient pas des journalistes. Pourtant, ils ont dirigé les médias du service public avec brio.
Au Gabon, malheureusement, on est face à une affligeante distorsion où la norme devient une exception, où l’ ignorance crasse devient une qualité.
Un glissement d’ appréciation volontairement entretenu par des individus peu outillés qui transforment la toile en dépotoir de leurs fantasmes mal apprivoisés qui, dans leurs têtes, deviennent des sortes d’ obsessions compusives.
Régis Massimba détenteur d’un MBA, qu’on le porte dans son cœur ou pas, a le profil idéal pour ce poste. C’est sans doute cette compétence académique qui a orienté le choix du ministre de la communication et des médias Germain Biahodjow.
Si le Gabon a créé une école nationale d’administration, c’est justement pour former les managers appelés à diriger les entreprises publiques.
Et si c’était un énarque qui avait été promu à ce poste, quelle aurait pu être la tête de ceux qui, aujourd’hui, depuis leurs planques, tentent de dynamiter cette promotion pourtant méritée après une longue carrière dans le monde des médias où il s’était fait distinguer par sa polyvalence et son sérieux professionnel exemplaires ayant suscité des vocations chez les jeunes génération?
Ghoze Lucifera





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