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OIF : Coumba Ba, l’alternative de Paris aux candidatures de Kinshasa et Kigali ?

Rompu aux usages diplomatiques et maîtresse des subtilités de la très haute administration, bien accueillie et appréciée dans les cercles diplomatiques africains et francophones, la Mauritanienne Coumba Ba apparaît aujourd’hui comme la candidate surprise dans la course à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

La candidate de la République islamique de Mauritanie est, pour nombre d’observateurs, le point d’équilibre entre Kinshasa et Kigali. Cette candidature apparaît comme l’option diplomatique qui pourrait mettre dos à dos la secrétaire générale sortante, Louise Mushikiwabo et la candidate congolaise, Juliana Amato Lumumba, dans un contexte régional sensible.

Dans ce contexte, plusieurs voix estiment qu’un remplacement direct d’une candidate rwandaise par une candidate congolaise à la tête de l’OIF pourrait être perçu comme une défaite politique pour Kigali et risquerait de fragiliser l’équilibre diplomatique patiemment construit entre Paris et le pouvoir rwandais. Une telle issue pourrait également alimenter davantage les tensions régionales déjà vives autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.

Dès lors, l’option Coumba Ba apparaît, pour certains observateurs, comme une voie médiane permettant d’éviter une confrontation politique ouverte entre Kigali et Kinshasa au sein de l’espace francophone. La Mauritanie, considérée comme plus neutre dans ce dossier, pourrait ainsi offrir une sortie diplomatique acceptable pour plusieurs capitales influentes.

Âgée de 56 ans, Coumba Ba, ministre et conseillère à la présidence mauritanienne, mène jusqu’ici une campagne discrète mais méthodique. Moins exposée médiatiquement que ses concurrentes, elle bénéficie néanmoins d’un important réseau relationnel et d’un profil consensuel susceptible de séduire plusieurs États membres soucieux d’éviter une bataille trop politisée autour de la succession à la tête de l’OIF.

Alors que Kigali souhaite conserver son influence à travers un nouveau mandat de Louise Mushikiwabo et que Kinshasa pousse la candidature symbolique de Juliana Amato Lumumba, la présence de Coumba Ba pourrait finalement rebattre complètement les cartes de cette élection diplomatique hautement sensible.

A.T.A

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