Investir près de 12 milliards de FCFA pour, entre autres retombées, la création d’un bon millier d’emplois dans sa région natale, la verte Casamance, au sud du Sénégal. Voilà le challenge que s’offre le virtuose du ballon rond Sadio Mané.
Le Gaïndé, le lion sénégalais, confirme, avec la manière, sa générosité et son patriotisme.
Au lieu de s’offrir un jet dernier cri ou un bolide digne d’une star hollywoodienne, ce monsieur pense au plus grand nombre, à ses compatriotes n’ayant pas eu la même chance que lui pour percer.
La province méridionale du pays de la Teranga — l’hospitalité, en wolof — recèle des terres fertiles. Les fruits comme les mangues et les noix de cajou y poussent à gogo.
Valoriser ces espaces, mais aussi transformer les produits : voilà, en gros, ce que résume cette entreprise agricole.
Avec les emplois annoncés, un millier de personnes vont rester sur place, évitant ainsi la périlleuse équipée vers l’Europe, le fameux miroir aux alouettes.
Après avoir égayé les cœurs par ses prouesses sur le gazon, Sadio Mané s’occupe maintenant des estomacs — le travail fait bouillir la casserole. On comprend, dès lors, l’enthousiasme au pays natal.
Une canonisation avant l’heure. Convenons-en. La bataille pour le développement nécessite des apports multiformes, tous azimuts.
La diaspora peut et doit jouer sa partition. À la Sadio Mané.
À condition que, à travers le continent africain, TOUT soit mis en œuvre pour inciter ses braves fils à venir investir et profiter de leurs gains.
Malheureusement, dans de nombreux pays, LE MAUVAIS CŒUR prédomine encore. Suivez mon regard…





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