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2,5 à 5 millions d’euros, valeur de la propriété immobilière à Paris d’ Antoinette Sassou Nguessou acquise avec l’argent public du Gabon

En lisant l’article intitulé  »Biens mal acquis: Antoinette Sassou Nguessou dans le viseur de la justice française  », publié dans nos colonnes, on découvre, ahuri, de graves informations aussi glaciales que troublantes.
Au moins 2,5 à 5 millions d’euros pour biens formellement identifiés au nom de la first lady du Congo et cités dans les saisies de 2016.

L’appartement compte 9 pièces, 328 M2 acquis en 2007 pour 2,47 millions d’euros, selon Africa intelligence. Un bien acquis via des opérations financières douteuses impliquant l’ancien président gabonais Albert Bernard Bongo. Appartement avenue Niel -75017 Paris.
Au cœur de ces opérations à la trajectoire sinueuse floue, se trouve Delta Synergie, la pompe à sous de la famille des Bongo alimentée avec l’argent issu du pétrole gabonais, et qui est soupçonnée d’ avoir été parmi les sociétés écran ayant joué un rôle clé dans le transfert de fonds siphonnés dans les caisses publiques.


Les enquêtes menées par l’ OCRGDF et le juge d’instruction parlent aussi d’  »Atelier 74 », une nébuleuse ayant servi d’ intermédiaire. Les enquêtes révèlent par ailleurs que les fonds étaient versés par des  »hommes de confiance  » du Chef de l’ Etat à la banque BGFI à Libreville sur le compte de la filiale gabonaise d’ Atelier 74, société qui servait de lien entre Libreville et Paris pour acheter et rénover des immeubles. Puis les sommes étaient transférées sur le compte de la maison mère, la BNP Paribas en France.


Entre 1997 et 2009, 52 millions d’euros ont été transférés sur les comptes d’ Atelier 74 et ceux de sa filiale BNP Paribas qui est d’ ailleurs sous le coup de poursuites judiciaires pour  »blanchiment » dans le cadre de cette sulfureuse affaire des  »biens mal acquis » mise au grand jour en mars 2007 par des ong françaises telles Sherpa, transparency international France et l’association Survie.


Pendant que les Gabonais trimaient pour avoir le minimum vital pour une survie devenue plus hypothétique ayant décimé des familles et détruit le tissu social, Bongo et sa clique transformaient les richesses du pays en une fortune familiale au point d’ offrir à sa belle-mère, Antoinette Sassou Nguessou des cadeaux somptueux chiffrés à des sommes astronomiques qui auraient pu construire des écoles, des hôpitaux, des routes, acheter des médicaments qui manquent cruellement à nos structures sanitaires au fonctionnement minimaliste faute de capitaux.


Si on est sérieux dans ce pays, Bongo doit être jugé même à titre posthume pour avoir confondu sa poche avec les fonds publics et condamné le peuple gabonais à l’extrême précarité.
Un procès national doit s’ouvrir, une sorte de Nuremberg version Gabon afin de juger les criminels financiers tel Bongo et ses complices de détournements massifs de derniers publics.

Théaime

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