Les dirigeants de cette congrégation religieuse « s’étripent au couteau ». Au centre de la palabre qui ébranle la foi du clergé, la conquête de la présidence, un robinet financier dont de nombreux prétendants veulent prendre le contrôle.
Face à ce qui risque de se transformer en une guerre totale avec effets collatéraux, genre trouble à l’ordre public, et pour parer à toute éventualité, le ministère de l’Intérieur a pris des mesures conservatoires aux fins de ramener la sérénité entre frères dans la foi.
Pour gérer les affaires courantes de l’EEG, une administration provisoire, composée des sages de l’Église, a été mise en place.
Il est une évidence à ne pas occulter : cette congrégation ne connaîtra jamais la sérénité et la cohésion recherchées.
La guerre de leadership ne date pas d’aujourd’hui. L’histoire de cette Église, depuis que les Noirs en ont pris le contrôle en 1961 après le départ des missionnaires occidentaux – l’Église protestante devenue EEG – est en proie à des conflits récurrents qui interrogent quant au sérieux de leur foi en leur personnage conceptuel appelé Jésus, une fabrication occidentale, un homme imaginaire à qui l’on prête des exploits aussi surréalistes que ridicules.
Il y a plus d’une trentaine d’années, les membres du clergé se tiraient dessus au calibre 12 à Baraka, autre lieu de piété. Quelques années après ce désolant épisode, ils se battaient à coups de poing et à coups de gourdin.
Les autorités gabonaises doivent prendre une décision courageuse : fermer cette Église, qui devient une source de conflits capables d’embrasement.
Ghoze Lucifera






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