Le 15 août dernier, à l’occasion de la célébration des 60 ans de son accession à la souveraineté nationale, Brazzaville a vu défiler devant la tribune officielle, en présence d’Otchombe, l’ange noir, très conscient de son importance et du haut de la tribune, les sapeurs.
On a vu parader des individus qui ont offert au public des scènes clownesques qui ne faisaient rire personne ; bien au contraire, l’exhibition de ces guignols a soulevé un contre-effet qui a fait pâlir bon nombre d’officiels présents. C’était le culte du chiffon célébré par un ramassis d’individus qui semblaient sortir de nulle part. C’était pathétique, délirant ; le loufoque avait atteint l’Everest de la bêtise, voire du ridicule incarné par ces gens qui se donnaient en spectacle.
Pendant que les Occidentaux, les Asiatiques réfléchissent sur l’avenir du monde et les nouvelles technologies visant à améliorer la vie et l’environnement de l’humanité, les Africains en sont encore à danser et à jouer les clowns de service.
La sapologie, le concept de la bêtise théorisé par des gens d’une nullité excrémentielle, compte de nombreux adeptes. À Nantes, en France par exemple, à chaque événement d’intérêt national, ils sont invités par le maire, telles des bêtes curieuses, à des exhibitions scéniques d’un ridicule choquant. À croire que c’est la nouvelle version des zoos humains qui, au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle en Europe, surtout en France, exposaient les Africains et les Asiatiques telles des curiosités, des bêtes sauvages. Suprême humiliation dont l’Occident s’était accommodé sans complexe.
Sony Labou Tansi, Tchikaya U Tam’si, Jean Malonga doivent se retourner dans leurs tombes en apprenant que leurs peuples s’animalisent pour le bonheur visuel des Occidentaux comme du temps des zoos humains. Simplement choquant !
Ghoze Lucifera






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